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Amérique du sud : révolutions en cours...

Nous peuples européens, croyons encore vivre dans des démocraties alors que rien n'est plus faux. Etienne Chouard dans son livre "Nous ne sommes pas en démocratie" l'explique admirablement. Avec cette fausse pandémie nous prenons conscience que nos gouvernements et que nos médias nous mentent et qu'ils nous manipulent grâce au management de la peur. La peur leur permet de soumettre les peuples à un régime totalitaire, avec les lois les plus cyniques, la répression la plus brutale et transforme les citoyens en individus auxquels on supprime toutes les libertés en échange d'une illusoire et fausse sécurité.

Publié il y a  2,474 Vues Actualisé il y a 1 an

Colombie

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Ce que les médias ne nous montrent surtout pas... de peur que...

Nous peuples européens, croyons encore vivre dans des démocraties alors que rien n'est plus faux. Etienne Chouard dans son livre "Nous ne sommes pas en démocratie" l'explique admirablement. Avec cette fausse pandémie nous prenons conscience que nos gouvernements et que nos médias nous mentent et qu'ils nous manipulent grâce au management de la peur. La peur leur permet de soumettre les peuples à un régime totalitaire, avec les lois les plus cyniques, la répression la plus brutale et transforme les citoyens en individus auxquels on supprime toutes les libertés en échange d'une illusoire et fausse sécurité.

Mais ailleurs que se passe-t-il ? Nos médias focalisent leur attention essentiellement sur les pays désignés comme adversaires, concurrents ou ennemis par l'oligarchie libérale. C'est ainsi que la Chine, la Russie, la Syrie, l'Iran, la Corée du Nord et la Biolorussie, sont systématiquement diabolisés, salis, calomniés car ces pays refusent de se soumettre à l'ordre et à la domination du prétendu "monde libre". Un monde libre auquel nous ne croyons plus nous-mêmes...

Et dans la sphère sous "notre domination" où tous les peuples sont censés être heureux sous des régimes "libéraux", pourquoi ces soubresauts, ces révoltes, ces manifestations violentes ?

Faisons un bref tour d'horizon en Amérique latine où les pays sont dirigés et gouvernés par le libéralisme économique et les alliés du "monde libre" et nous allons pouvoir mesurer la colère des peuples sud américains...
Des manifestations historiques ont lieu dans toute l’Amérique latine alors que les gens descendent dans la rue pour exprimer leur mécontentement face au FMI, à la corruption du gouvernement et à la propagation du fascisme.

L’attention étant fixée sur les événements de cette semaine en Bolivie, on vous pardonnera de ne pas vous rendre compte qu’une grande partie du reste de la région est, depuis des semaines, également touchée par des vagues de manifestations.

Costa Rica

Le gouvernement de coalition néolibérale de Carlos Alverado a tenté de forcer le Fonds monétaire international (FMI) à lui accorder un prêt de 1,75 milliard de dollars pour faire face aux retombées économiques de la pandémie Covid-19. Comme cela a été toujours été son modus operandi, l’organisation prête de l’argent en échange de réforme libérale, dont des réformes fiscales, des coupes dans les services publics et la privatisation d’actifs détenus par l’État, ce que Alverado a été plus qu’heureux de concéder.

Par contre, le peuple du Costa Rica n’a manifestement pas consenti à ces mesures, lançant une grève générale de plusieurs semaines qui a paralysé le pays. Descendant dans la rue, ils ont fait fermer des dizaines de voies de communication importantes dans le pays, se battant contre une grande partie des 30 000 policiers du pays. La rébellion s’est soldée par la victoire des manifestants, Alverado ayant annoncé l’arrêt des négociations avec le FMI.

Colombie

Pendant ce temps, un peu plus au sud, en Colombie, le pays s’apprête aujourd’hui à entamer sa deuxième journée de grève nationale. Le très organisé syndicat d’enseignants, le FECODE, a annoncé un arrêt de travail de 48 heures en opposition aux plans du président conservateur, Ivan Duque, de rouvrir les écoles et autres institutions scolaires avec peu de mesures de protection, malgré la pandémie de Covid-19 qui fait rage dans le pays, tuant entre 100 et 200 personnes par jour. Les enseignants se joignent aux étudiants, aux syndicats et à une foule d’autres organisations pour mener une action collective contre le gouvernement de Duque.

Un large éventail de griefs est exposé. Les indigènes sont nombreux à manifester contre la façon dont le gouvernement de Duque les traite. D’autres protestent contre le bilan effroyable du pays en matière de droits de l’homme.

La Colombie a longtemps été l’endroit le plus dangereux au monde pour les militants. Quatre autres dirigeants indigènes ont été tués lundi et mardi, et deux ont échappé de justesse à la mort. Les rumeurs disent que leurs meurtres sont en représailles des manifestations qui touchent Bogota, pendant lesquelles des milliers de personnes se sont rendues dans la capitale du pays pour exprimer leur mécontentement.

Chili

Une grande partie du Chili était en flammes à la même époque l’année dernière, les citoyens tentant de forcer le gouvernement conservateur de Sebastian Piñera (l’homme le plus riche du pays) à concéder un vote pour changer une constitution qui date de l’époque fasciste du pays. L’étincelle initiale de cette action nationale a été une augmentation des tarifs du métro de Santiago afin de subventionner les entreprises de transport privées, mais elle a rapidement fait boule de neige et a donné lieu à bien d’autres actions. "C’est un scandale que près de 30 ans après la fin de la dictature, le Chili ait encore cette constitution datant de l’ère Pinochet", déclarait Pablo Navarette, le fondateur et co-rédacteur en chef du magazine Alborada, à MintPress l’année dernière.

Le référendum chilien aura lieu dimanche, les sondages indiquant que la population votera massivement pour le changement. Le pays a connu des semaines de protestations, dont certaines ont tourné à la violence. Au début de ce mois, un policier a été filmé en train de jeter un jeune manifestant de 16 ans d’un pont, où il a été laissé face contre terre dans l’eau avec de graves blessures. Le week-end dernier, des dizaines de milliers de Chiliens se sont rassemblés dans le centre de Santiago pour marquer le premier anniversaire des manifestations qui ont lancé le processus de changement et pour rallier le soutien en faveur d’un "oui" ce dimanche. Ils ont été accueillis avec force par la police, la violence qui en a résulté ayant forcé la fermeture d’au moins 15 stations de métro.

Haïti

Pendant ce temps, à Haïti, le président Jovenal Moise, soutenu par les États-Unis, est confronté à de nouvelles vagues de protestations quasi-continues, depuis qu’il a annulé les élections et commencé à gouverner par décret. Ce week-end, de nouvelles manifestations ont eu lieu dans la capitale du pays, Port-au-Prince, les manifestants bloquant les routes et appelant à la démission de Moise. La police a tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc sur la foule, faisant de nombreux blessés.

Pourtant, aucune de ces manifestations n’a reçu beaucoup d’attention de la part de la presse occidentale, qui préfère se concentrer sur les manifestations se déroulant dans les pays ennemis, contre des gouvernements adverses. Les manifestations de 2019 à Hong Kong, par exemple, ont bénéficié d’une couverture médiatique 50 fois plus importante dans le New York Times et CNN que le soulèvement haïtien, pourtant bien plus meurtrier et plus durable.

Bolivie

Ceux qui descendront dans la rue cette semaine s’inspireront sans doute des événements survenus en Bolivie, où le gouvernement de Jeanine Añez a subi une défaite électorale catastrophique dimanche, laissant le pouvoir aux mains du populaire Mouvement vers le socialisme (MAS). Jeanine Añez, qui s’était emparé du pouvoir par un coup d’État, en novembre dernier, avait insisté sur le fait qu’elle n’était qu’une « présidente intérimaire ». Malgré cela, elle a reporté les élections à trois reprises, tout en réprimant brutalement la résistance organisée contre son régime. Cependant, une grève générale d’une semaine a paralysé le pays en août, obligeant Añez à concéder des élections pour octobre.

Malgré des intimidations constantes, le MAS a remporté une victoire éclatante, ouvrant la voie au retour de la démocratie dans la nation andine.

2020 a été une année extrêmement turbulente pour les populations d’Amérique latine. Si la région a beaucoup souffert de l’épidémie de coronavirus, les manifestations organisées permettent une fois de plus d’espérer qu’un monde meilleur est possible. Et avec l’exemple bolivien les gens pourraient vraiment croire que c’est à leur portée.

par Alan MacLeod.

Source : https://www.mintpressnews.com
Traduit par Wayan, relu par Jj pour le Saker Francophone
via https://lesakerfrancophone.fr 

Costa Rica

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Haïti

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Bolivie : la revanche d'Evo Morales

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