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Entreprises en France : Management d’autodestruction ?

Depuis trop longtemps, la balance financière du commerce extérieur de notre pays, affiche une tendance toujours assez lourdement négative ou déficitaire. Ce qui indique globalement que la France importe nettement plus qu’elle n’exporte. Un tel phénomène devient inquiétant. Mais les explications habituellement données ne reflètent en rien les origines de ce qui finit par devenir un vrai désastre.

Publié il y a  468 Vues Actualisé il y a 14 jours
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Par Thom Aldrin

Depuis trop longtemps, la balance financière du commerce extérieur de notre pays, affiche une tendance toujours assez lourdement négative ou déficitaire. Ce qui indique globalement que la France importe nettement plus qu’elle n’exporte. Un tel phénomène devient inquiétant. Mais les explications habituellement données ne reflètent en rien les origines de ce qui finit par devenir un vrai désastre. Ce serait de la faute du coût soi-disant exorbitant des budgets sociaux. En réalité, il est assez simple de démontrer à quel point rien n’est plus fallacieux qu’un tel argument qui sert de prétexte à l’érosion volontaire et continuelle des acquis sociaux.

Ainsi, nous pouvons dire que tout ce que notre pays vend à l’extérieur, fait entrer des richesses. A contrario, tout ce que notre pays achète fait sortir ses moyens financiers. Autrement dit, si un pays achète plus qu’il ne vend, il s’appauvri et doit donc compenser ce qu’il lui manque par l’emprunt. Pour avoir un budget équilibré, il faut donc qu’en termes de valeur, le pays exporte autant qu’il n’importe. Autrement dit, si on fait une comparaison de l’économie intérieure française avec une simple boite et si la balance du commerce extérieur est équilibrée : à l’intérieur de la "boite", quoi qu’il se passe, le budget du pays reste stable. Le déséquilibre, s’il existe, peut se produire alors entre les citoyens du même pays – à l’intérieur de la boite - sans mettre directement le budget global du pays en danger. Aujourd’hui, contrairement au bilan économique de l’Allemagne, la France subit un déséquilibre qui l’oblige à recourir à l’emprunt. Cette différence entre nos deux pays ne s’explique pas par la différence de ses dépenses intérieures mais par la conjonction de plusieurs facteurs cumulatifs qui visent directement la balance du commerce extérieur.

Ces mécanismes qui provoquent des déséquilibres forçant un pays à recourir à l’emprunt financier commencent à peine à être connus par le grand public. Dans l’ensemble, ces mécanismes  tirent leur source  de la corruption quelle que soit le niveau ou elle est pratiquée. La corruption permet la création de la dette et ca n’est pas une conséquence fortuite mais bien une stratégie ! D’ailleurs la dette financière a toujours constitué un levier pour soumettre un pays et surtout sa population.

Cependant, au niveau individuel, cette corruption isolée qui ne cherche à nourrir qu’un besoin personnel direct, est sans effet au niveau macroéconomique car elle ne touche très essentiellement que l’économie intérieure. Pour que cette corruption soit vraiment délétère pour notre balance du commerce extérieur, il faut que cette corruption intérieure porte atteinte à l’équilibre macro économique de notre pays.

En effet, si hélas la corruption individuelle est inhérente à la nature humaine, bien que nuisible, ce n’est pas elle qui peut détruire un pays. Bien qu’il ne faille pas faiblir pour la combattre, il y aura toujours de très nombreuses personnes intègres pour compenser les effets nocifs de ce problème. Mais surtout, celui qui touche indument des ressources financières, les consomment dans le même pays d’où il les a extraites. Ces ressources ne sortent pas de la fameuse "boite" dont je parlais plus haut.

En revanche, cette corruption peut avoir un effet dévastateur si l’échelle à laquelle elle est pratiquée, entame profondément et durablement nos échanges avec d’autres pays ou entités extérieures comme c’est le cas des  paradis fiscaux.

Dans ce dernier cas, il est raisonnable de soupçonner autre chose qu’un intérêt individuel mais plutôt une convergence d’intérêts qui entre dans la définition même de complot !

Compte tenu de ce que nous savons déjà aujourd’hui de la possibilité qu’un groupe d’individus manœuvre pour obtenir des avantages substantiels en utilisant des méthodes frauduleuses ou à tout le moins malfaisantes, Il est raisonnable de penser que dans le cas d’une corruption à grande échelle, on peut trouver en coulisse, les ficelles d’ une organisation criminelle. Aujourd’hui cette organisation criminelle apparait de plus en plus tentaculaire et globale. On la connait désormais sous l’appellation de Deep State.

Nous savons que des montants faramineux échappent à l’impôt par l’évasion fiscale, par la fraude ou par ce que certaines autorités politiques complices osent hypocritement qualifier d’optimisation fiscale. La fuite de ces capitaux à l’extérieur de l’économie nationale, force le pays à compenser les pertes qu’il subit, par un emprunt nécessairement obtenu à l’extérieur de ses frontières. Un emprunt qui sera ensuite payé par les contribuables qui ne peuvent pas externaliser leurs capitaux personnels à l’extérieur de notre pays pour échapper à leur devoir fiscal.

Par ailleurs, nous sommes aujourd’hui à l’aube d’un monde ou la recherche de pouvoir ne sera bientôt plus considérée comme acceptable alors que nous la considérons déjà comme suspecte voir nocive. Nous sommes issus d’une époque où la seule force physique suffisait à obtenir du pouvoir sur les autres, puis vint l’époque ou le pouvoir était tenu par ceux qui avaient assez d’argent pour pouvoir acheter les services des "muscles" qui faisaient régner la peur. Beaucoup de ceux qui détiennent le pouvoir actuellement, ont gardé l’état d’esprit primitif de ces époques où les scrupules étaient inexistants et dont les méthodes peu recommandables étaient la règle. Un individu comme George Soros est l’archétype de ce genre de personnage. Des méthodes moralement infâmes autant qu’entachées d’illégalité !

Ainsi par exemple, George Soros est connu pour avoir spéculé sur plusieurs monnaies en provoquant des dommages sévères à l’économie des pays visés et donc à leurs habitants. Il est connu aussi pour financer - via son ONG "Open Society Institute" - des groupuscules d’activistes capables de provoquer des troubles dans un pays jusqu'à l’obtention d’une "révolution colorée". Un "joli" nom pour éviter de parler de ce qui n’est qu’un coup d’état, c'est-à-dire typiquement un acte criminel !

(https://www.monde-diplomatique.fr/publications/l_atlas_geopolitique/a53348 )

L’évasion ou l’optimisation fiscale incroyablement peu combattus dans notre pays, n’est cependant pas la seule source de destruction de notre macroéconomie. La passivité des autorités est précisément une autre de ces sources de destruction qui permet la pérennité de ces deux types d’évasions fiscales.

Autrement qu’une agression militaire, nous voyons donc qu’un acte hostile envers un pays peut tout autant prendre la forme d’une déstabilisation économique. Cette dernière est multiforme !

Apres l’évasion fiscale, l’hypocrite optimisation fiscale et la passivité des autorités complices pour lutter contre, il existe - sans être exhaustif - une autre technique bien plus sournoise encore pour détruire un pays de l’intérieur. C’est ce que ferait une organisation criminelle tentaculaire dont la seule puissance est économique et qui s’inquiéterait de l’influence positive de la France et surtout de son peuple sur les autres peuples. Une influence en matière de résistance aux gangsters économiques qui nous ont fait supporter les conséquences lourdes de la crise financière de 2008 par exemple.

Cette méthode est une technique que personne n’ose dénoncer tant beaucoup de complices passifs ou inconscients  en bénéficient. Cette technique fait pourtant d’énormes dégâts. C’est le cheval de Troie qui sabote de l’intérieur ce qui va finir par impacter la balance du commerce extérieur. Je veux ainsi parler de l’organisation hiérarchique des grandes entreprises exportatrices ou de fleurons nationaux.

Le cœur du problème ici est le management au sein des entreprises, quel que soit leur statut.

La difficulté d’identifier ce problème vient du fait que l’écrasante majorité des salariés ne connait souvent que bien peu d’entreprises pour prendre conscience d’un phénomène beaucoup plus large que celui qu’ils peuvent éventuellement constater. Bien sur, beaucoup ne veulent pas faire de vague pour conserver leur emploi et préfèrent ne pas trop se poser de questions sur le sujet. Il n’y a que les gens qui ne font que passer dans les entreprises et qui y restent suffisamment longtemps pour s’apercevoir d’une récurrence :  le management dans les entreprises, obéit bien à une règle manifestement commune !

Avant d’aller plus loin, je vais laisser la parole à un anonyme qui laissa le billet d’humeur ci-dessous pour dénoncer cet état de fait. Le post originel date de plus de 15 ans et il a très curieusement disparut du site depuis lors. Il reste cependant d’une étonnante actualité !

https://forum.actufinance.fr/lois-management-entreprises-post-interdit-30-ans-t11652

Lois de management des entreprises (post interdit au moins de 30 ans)

Au commencement, en 1969, c’était Laurence J. Peter qui énonça pour la première fois son fameux principe : " Dans une hiérarchie, chaque employé tend à s’élever jusqu’à son niveau d’incompétence "déclarant par la même occasion, et sans modestie, vouloir fonder une nouvelle science : la "hiérarchologie" ou "science de l’incompétence au travail".

Les constatations sur lesquelles se fondait Peter étaient les suivantes : dans une organisation quelconque, si quelqu’un fait bien son travail, on lui confie une tâche plus complexe. S’il s’en acquitte correctement, on lui accordera une nouvelle promotion. Et ainsi de suite jusqu’au jour où il décrochera un poste au-dessus de ses capacités. Où il restera indéfiniment.

Le principe de Peter a deux importants corollaires. D’abord, dans une organisation, le travail est réalisé par ceux qui n’ont pas encore atteint leur niveau d’incompétence. Ensuite, un salarié qualifié et efficace consent rarement à demeurer longtemps à son niveau de compétence. Il va tout faire pour se hisser jusqu’au niveau où il ne sera plus bon à rien !

De ce principe est née ce qu’on appelle la Variante de Dilbert. Dilbert, vous connaissez ? C’est l’anti- héros de cette BD best-seller, où le monde  de l’entreprise marche sur la tête. Scott Adams, son papa, n’est jamais resté assez longtemps dans une entreprise pour devenir franchement incompétent. Pourtant, en la matière, il en connaît un rayon. Il a ainsi remarqué que les entreprises avaient trouvé la parade au principe de Peter : "Les entreprises affectent les incompétents là où ils feront le moins de dégâts : aux postes de direction pour les empêcher de faire trop de dégâts sur le terrain".

De là est née La loi de Parkinson (rien à voir avec la maladie du même nom) citée dans l’ "Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu" d’Edmond Wells :

"Plus une entreprise grandit, plus elle engage des médiocres surpayés. Pourquoi ? Tout simplement parce que les cadres en place - arrivés au sommet selon le principe de médiocrité ascensionnelle décrit par Peter- n’aiment pas qu’on leur fasse de l’ombre et veulent éviter la concurrence. La meilleure manière de ne pas risquer d’affronter de rivaux dangereux c’est encore d’engager des incompétents. Du coup, les incompétents restent entre eux. La meilleure manière de leur ôter toute volonté de faire des vagues est de les surpayer. Ainsi les castes dirigeantes sont-elles assurées d’une tranquillité permanente.

Selon la loi de Parkinson, une entreprise a donc intérêt à se débarrasser de ses éléments dynamiques peu payés pour les remplacés par des léthargiques surpayés au nom de la tranquillité générale mais en réalité pour que les castes dirigeantes soient assurées d’une tranquillité permanente.

De ces principes sont nées des lois bien connues dans le monde de management telle la loi de Goldin : "La généralisation de l’incompétence est directement proportionnelle à sa hauteur dans la hiérarchie. "ou celle du Management de Vail : "Dans chaque projet, le travail est sous-traité aux niveaux hiérarchiques inférieurs. "ou encore celle de Conway : "Dans chaque organisation, il y a toujours quelqu’un qui comprend ce qui se passe. Cette personne doit être licenciée. "ou celle de la Distribution technico-hiérarchique" La compétence technique de toute personne est inversement proportionnelle à son niveau hiérarchique". etc. etc..

Ces principes sont parfaitement valables en France où, pour un poste de responsabilité, j’ai remarqué qu’entre un compétent et un médiocre on n’hésite pas une seconde. 

Une telle situation n’a cessé de s’aggraver au point de porter atteinte à la fiabilité, la qualité, l’attractivité des produits vendus par les entreprises. Ainsi, les clients à l’extérieur de notre pays, ne voient plus dans un produit français, ce qui était jadis considéré comme de la qualité technologiquement aboutie. L’époque où les entreprises étaient dirigées par des ingénieurs capables de remplacer n’importe qui et à n’importe quel poste est révolu depuis fort longtemps. A la place, on y trouve des théoriciens, des technocrates bourrés de concepts creux appris dans de nombreuses écoles de management et de commerce. Des gens incapables de faire la différence entre un pied-à-coulisse et une clé-à-molette… Sans compter les incapables du bas de l’échelle qui sont venus remplacer l’encadrement sur le départ pour la retraite et qui découragent les plus motivés et les plus compétents de la base de l’entreprise à continuer de faire correctement leur travail. Il n’existe rien de "mieux" pour détruire une entreprise de l’intérieur !

Ce désastre, j’ai pu moi-même le constater dans de nombreuses entreprises au cours de ma carrière d’intérimaire dans l’industrie où il suffisait de réussir un test psychotechnique pour être garanti de ne pas y rester longtemps et donc d’en être tout bonnement éjecté.

Bref, le fameux ascenseur social n’est plus caractérisé que par l’évolution des incapables. Autant marcher sur la tête !

Le temps où par exemple, le PDG de Renault faisait sciemment fabriquer des voitures de qualité comme la R11 est tellement loin dans le passé désormais. La course à la baisse continuelle et suicidaire des coûts de fabrication, a rendu les produits hexagonaux non seulement incapables de séduire une clientèle étrangère du fait de la dégradation de  cette qualité, mais plus encore, considérant que pour la même – mauvaise - qualité, il leur semblait nettement plus judicieux d’acheter à moindre coût ailleurs. Au lieu de conserver un haut standard de qualité de fabrication, nous avons eu l’extrême bêtise de tenter vainement de nous aligner sur les produits chinois imbattables en matière de coûts salariaux. Ce sont les mêmes types de technocrates qui sont à l’ origine de ces stratégies commerciales stupides et qui font désormais de très sévères dégâts avec leurs décisions iniques dans la gestion de la crise sanitaire.

Une question essentielle doit tout de même être posée : Les allemands ont-ils des coûts salariaux plus faibles que ceux des français ? Non ! Ils ont juste choisi, comme les suisses, de fabriquer de la qualité et de s’y tenir. La Suisse pourtant encore plus lourdement handicapée que les Allemands par ses coûts de productions, arrive tout de même à trouver des clients étrangers  du fait de la qualité exemplaire de ses produits ! Le phénomène est tel que beaucoup de gens préfèrent même acheter par exemple des voitures allemandes d’occasion réputées de qualité plutôt que d’acheter pour le même prix des automobiles neuves françaises dont la longévité est sujette a caution. Si un nombre important de français désespère de trouver des voitures fiables dans leur propre pays en trouvant ailleurs ce qui leur convient, voila qui va forcement impacter négativement la balance du commerce extérieur !

Les français sont pourtant tout à fait capables de produire de la qualité, s’ils n’étaient pas gangrénés par une organisation hiérarchique d’entreprise qui confine au sabotage généralisé ! Je prenais plus haut l’exemple de la R11, voiture Renault dont une génération de moteurs était également réputée pour accomplir de très nombreux kilomètres avant de succomber. Voila pourquoi les anciennes générations de voiture Volvo utilisaient des moteurs Renault pour leurs modèles de base ! La DS Citroën n’a pas laissé de nombreux souvenirs impérissables dans les esprits sans aucune raison ! La France a été capable de co-concevoir le Concorde, participé à l’élaboration des avions de ligne d’Airbus, de propulser des satellites dans l’espace avec Ariane. Les concepteurs français n’ont donc pas à rougir.

Dans la même veine, une connaissance de fort longue date m’a confirmé ce phénomène d’intérêt pour la qualité dans le domaine de l’hôtellerie en particulier. Un domaine qu’il connaissait plutôt bien : La piètre qualité est beaucoup trop chère pour être rentable me disait-il…!

En effet, compte tenu de l’usage intensif des mobiliers d’hôtellerie et restauration mis à disposition de la clientèle, la qualité est fondamentale pour ne pas voir ce mobilier se détruire en peu de temps. Cette destruction obligeant alors un rachat continuel qui finit par coûter beaucoup plus cher que de simplement acheter d’abord de la qualité durable. L’économie se fera sur le temps de service.

On voit d’ailleurs poindre ici les vraies raisons de la surconsommation qu’on se garde bien d’imputer à l’obsolescence programmée – pratique illégale – ou à la piètre qualité des produits ne bénéficiant que d’un service après vente réduit à sa plus simple expression. La poubelle étant souvent la seule option en cas de dysfonctionnement. Ainsi, le consommateur finit par racheter de nouveau le même type de produit qui ira encombrer rapidement et en quantité, les déchèteries. Ou alors, s’il fait partie des rares personnes qui en a les moyens, de consacrer ses ressources à acquérir un appareil de qualité.

Devant ce constat global, Il existe cependant des solutions pour sortir de cette tourbe. Des solutions que j’aborderais dans un autre volet du même sujet. En conséquence, l’espoir demeure.


Thom Aldrin pour MédiaZOne
Entreprises en France : Management d’autodestruction ? – Partie 1


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