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Giscard, mort d'un libéral

Décès du Président Giscard qui nous a imposé le premier la culture libérale

Publié il y a  2,584 Vues Actualisé il y a 8 mois

Décès du Président Giscard qui nous a imposé la culture libérale

Giscard n'est plus. Cette vieille ruse de l'Histoire, ce vieux renard, qui nous a imposé le libéralisme et le chômage de masse, est décédé à l'âge de 94 ans.

Giscard est devenu Président de la République en 1974, avec un parti ultra minoritaire plafonnant à 5% ;" Les Républicains indépendants".

I- Le grand oeuvre libéral de Giscard :

1.1°)-C'est Giscard qui a obligé toutes les femmes, hommes de notre beau pays, y compris les clodos et les prostituées, à carburer au libéralisme, à se battre les uns contre les autres, idéologie américaine alors confidentielle oblige, dont personne ne voulait à l'époque : primat des idéaux 68ards oblige. On ne chantait pas : "on ira tous au paradis" de Michel Polnareff. Mais, " on ira tous au: pays du libéralisme", nuance.

C'est Giscard qui a transformé la société Pompidou des années 60 en champ de bataille. Nous affilant toutes et tous de façon autoritaire à l'individualisme conquérant et sans surmoi, la loi du plus fort, ABATTOIR DES PLUS FAIBLES, hélas pierre angulaire de la société française depuis, jusqu'en 2020.

1.2°)-C'est Giscard, qui, profitant de la maladie de Pompidou, nous a imposés en 1973 la loi Rothschild (1), interdisant à la Banque de France de battre monnaie. Ce qui nous a obligés à emprunter chaque année aux banques privées, résultat de la DETTE COLOSSALE, que nous subissons aujourd'hui. Dette et politique d'austérité sont les deux faces d'une même réalité inventée par Giscard.

1.3°)-En effet, c'est Giscard qui nous a imposés le premier plan Barre de L'AUSTERITE en 1976. Un mot que l'on ne connaissait pas, mais qu'on allait finir par bien connaitre. Pour la première fois, nous nous sommes serrés la ceinture. Dansé devant le buffet.

Sans nous douter que l'austérité à vie allait devenir le seul menu à la cantoche, le lundi, mardi, mercredi, jeudi. Et le vendredi, on mangerait des restes de libéralisme des autres jours. Que cette triste idéologie mortifère serait l'alpha et l''omega de notre politique économique et sociale pendant 40 ans jusqu'à aujourd'hui.

1.4°)-Si Pétain était l'homme de main du Comité des forges, Giscard a été le hérault et le héros du CNPF (Comité national du patronat français) dirigé alors par François Ceyrac : 1972-1981. Car il aurait pu dire le mot de Sarkosy face à Parisot : "le vrai MEDEF (CNPF), c'est moi"(sic) , tant il a chouchouté les grandes fortunes, notamment sur le plan fiscal, alors que Pompidou imposait les riches jusqu'à 60% : dixit Thomas Piketty ("Les hauts revenus en France au XXème siècle", édition Hachette- poche pluriel, 2001).

1.5°)-C'est Giscard le premier, avec un cynisme social consommé, qui a inventé le chômage de masse : laissant filer sciemment, volontairement la courbe du chômage. Résultat : 600 000 en 1974, 1 million de chômeurs en 1980.

II-Giscard était détesté du Peuple français :

Giscard était détesté de presque tous les français. : surtout ce qu'on appelait alors, "le Peuple de gauche", les "socialo-communistes", comme disait Le Figaro et les "gauchistes", dont je faisais partie en tant que membre du PSU.

2.1°)-Ainsi, je me souviens de Mitterrand dans un meeting à Chamiers (Dordogne) en 1977. Ses premiers mots aux communistes dans la salle ont été de dire : "je vais vous débarrasser de Giscard"(sic). S'en est suivi un tonnerre d'applaudissements propre à faire exploser les murs du gymnase dans lequel nous étions.

2.2°)-Un autre exemple entre mille : l'histoire me fut racontée par un jeune du PSU : tout à coup en 1974, son grand père, un paysan communiste de toujours, voit le crane de Giscard occuper seul le petit écran de sa télévision. Furieux, il prend son sabot, vise soigneusement, tire aussi sec sur le téléviseur, qui implose en dix mille morceaux.

Petite histoire qui en dit long sur la haine populaire contre le "marquis" Giscard, dont les parents avaient tristement collaboré pendant la guerre.

2.3°)- Je me souviens aussi de nos manifs à Bordeaux en 1980, contre le Plan Barre. On était 10 000 à crier sans complexe : "BARRE 1, BARRE 2, BARRES TOI !" Aujourd'hui, quand j'y repense, cela semble à peine croyable !

2.4°)- Je me souviens du journal télévisé de 1980, où le journaliste disant : "A sa descente de l'avion à La Rochelle, Monsieur Barre avec qui il formait un binôme inséparable, a été gravement insulté" (sic). Naturellement, la télé de l'époque, déjà aux ordres, avait modifié la bande son : et on entendait simplement les militants clamer pacifiquement : "union, action, autogestion"(sic)..

2.5°)- Je me souviens de notre jubilation à tous, lors du scandale des diamants de Bokassa en 1980 ! Des beaux quartiers aux ouvriers en bleu, comme il en existait encore.

Surtout de voir VGE se défendre comme un manche. Comme un gamin de quatre ans pris les doigts dans le pot de confiture. Et d'ailleurs, il a lui-même concédé plus tard, qu'il s'était très mal défendu. On a dit aussi : que c'était une vengeance de Catherine Bokassa, la soeur de Bokassa, séduite par lui et abandonnée.

Qu'importe : avec l'affaire des diamants, on le savait tous : Giscard avait perdu l'élection présidentielle. Je me souviens de notre soulagement immense : ne plus avoir à le subir 7 ans encore : rien n'était plus important !

Dans son célèbre ouvrage : "De quoi Sarkosy est-il le nom ?", édition lignes, 2007, Alain Badiou montre comment Sarkosy est une machine à désorienter les consciences, sur le modèle de Pétain :

"Nous avons une désorientation majeure : elle se présente comme un tournant dans la situation, elle est solennellement active à la tête de l'Etat" (...) En 1940, on retrouve la figure catastrophique de la défaite militaire, comme prétexte à une désorientation majeure : comme par exemple, un régime qui n'a que le mot de "nation" à la bouche, mais qui est installé à l'étranger.

Des oligarques corrompus jusqu'à l'os qui se présentent comme ceux qui vont nous tirer de la grave crise morale que nous traversons. Un aventurier roi cacochyme, vieux militaire ou politicien retors, toujours homme de main des grandes fortunes, qui se présente comme le seul détenteur de l'l'énergie nationale."(sic).

De la même façon, VGE était aussi une machine à désorienter les consciences sur le modèle de Pétain et de Sarkosy. Avec son soi-disant "libéralisme avancé"(sic), qui n'était en réalité que le retour à la Restauration,  à Guizot et son célèbre "enrichissez-vous !", une des pires périodes de la réaction française.

Profitant au début des années 70, de ce que la France n'est plus que quatrième puissance mondiale, pour nous imposer sa nouvelle morale libérale concurrentielle, made in USA. La fin de l'Etat stratège, toujours made in USA, l'alignement décomplexé sur l'OTAN. La construction européenne devenant sournoisement supra nationale. (cf "La grande dissimulation", préface de Jacques Sapir). Le dialogue franco-allemand médiatisé à l'excès. La loi de 1973 copiée sur le modèle américain. avec les résultats que l'on sait, les chômeurs et les pauvres...

(1)-Alain Kint : "La loi Rotschild, alors qu'il était ministre des finances de Pompidou, c'est lui, depuis nous sommes endettés jusqu'au cou, ce que l'on sait moins c'est qu'il avait comploté avec l'OAS pour renverser de Gaulle, un pion des américains avant Sarkozy"

(2)-Pierre-Yves Rougeyron : " Giscard est l'un des pires traîtres de l'histoire de notre peuple. L'Histoire sera la potence qu'il a tant mérité. A nous maintenant de l'effacer de la mémoire française. Morte la bête, reste à extirper le venin".

 


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