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Jacob Cohen, un écrivain d’exception politiquement engagé

Montesquieu disait : Si je savais quelque chose qui me fût utile et qui fût préjudiciable à ma famille, je le rejetterais de mon esprit. Si je savais quelque chose qui fût utile à ma famille et qui ne le fût pas à ma patrie, je chercherais à l’oublier. Si je savais quelque chose utile à ma patrie et qui fût préjudiciable à l’Europe et au genre humain, je le regarderais comme un crime !

Publié il y a  2,990 Vues Actualisé il y a 4 mois

Jacob Cohen n’est plus à présenter, c’est un écrivain romancier Franco-marocain, politiquement engagé, polyglotte et voyageur, militant antisioniste et défenseur des droits des Palestiniens. J. Cohen est scolarisé à l'école primaire Talmud Torah, l'école de l'Alliance Israélite, le lycée-yeshiva du Marshan à Tanger, et la terminale au lycée Moulay Ismaïl de Meknès où il obtient son baccalauréat. Jacob réussit une licence en droit à la faculté de Casablanca puis entre à Sciences-Po à Paris où il décroche son diplôme de Sciences-Po ainsi qu'un DES en droit public. Il émigre à Montréal, puis à Berlin. En 1978, il retourne au Maroc et devient maître-assistant à la faculté de droit de Casablanca jusqu'à 1987. Il s'installe depuis à Paris où il se consacre à l'écriture. Il publie plusieurs ouvrages, dont « Le commando de Hébron » (2014), « Dieu ne repasse pas à Bethléem » (2013), « Le printemps des Sayanim » (2010), « L’espionne et le journaliste » (2008), « Moi, Latifa S. » (2002).

Jacob Cohen est aussi conférencier et accorde des interviews sur différents sujets d’actualité, dont la cause palestinienne. Les sujets abordés par l’écrivain contestataire ne plaisent pas souvent aux pouvoirs en place et subit la censure par la communauté qui contrôle les médias dits officiels. Malgré les interdits, nous avons déniché quelques entrevues pour faire connaissance avec le personnage.

 

L’avenir est au métissage

Question (Jamouli.com) : Ce qui est passionnant dans votre biographie c’est cette capacité de dépasser son identité cultivée de naissance quand celle-ci est en contradiction avec son identité ultime ; son espèce humaine et sa conscience personnelle profonde. On a deux catégories de personnes qui délaissent leur identité originale ;

1) les traitres, trop nombreux choyé par les médias, qui le font pour des intérêts personnels (papiers de nationalité, argent, reconnaissance médiatique…) qui crachent sur leur origine, histoire et religions ; 2) les courageux, peu nombreux, stigmatisés par les médias, comme vous qui le font pour des raisons de consciences personnelles et je dis avec courage car ils doivent affronter la violence de leur propres communauté (vous avez été harcelé, menacé et agressé) qui les considèrent comme des traitres … Vous appartenez à la deuxième catégorie. Comment assumez-vous ce choix ?

Jacob Cohen : Il n’est jamais évident de se distinguer du groupe auquel on appartient par la naissance. Ils sont toujours très minoritaires, ceux qui osent aller à contre-courant pour défendre des principes de justice ou par lucidité car ils ont eu raison, mais trop tôt.  En tant que juif élevé dans la tradition au Maroc, j’ai aimé spontanément Israël et j’ai même appartenu à un mouvement sioniste au Maroc pendant mon adolescence. Mais j’ai peut-être eu l’opportunité de faire certaines lectures et d’approfondir d’autres vérités historiques même si cela allait contre mes premières convictions.

C’est ce pas que l’on n’ose pas sauter habituellement. Beaucoup de juifs refusent de voir les aspects coloniaux d’Israël. Cette situation n’est pas aisée pour moi. Je pars du fait que mes convictions sont étayées, fondées, au-delà de toute réserve. Et ces jugements m’ont accompagné pendant des années. Le fait de les traduire dans des livres, de les exprimer publiquement en vidéo, m’a donné la force nécessaire pour les assumer vis-à-vis de mes proches, famille ou amis, qui ont gardé leurs convictions sionistes. Et cela est difficile, parce qu’ils ne comprennent pas. Mais je l’assume et je vis avec.

 

Q : la France combat le communautarisme et l’Amérique l’encourage … Ces deux modèles semblent ne pas fonctionner. On dit aussi que l’avenir sera métis, qu’en pensez-vous ?

L’avenir est au métissage, qu’on le veuille ou non. L’intégration de nouvelles populations ne se fait pas sans heurts. C’est compréhensible. Tout groupe humain ayant une identité tend à la conserver et à la défendre. Cependant les immigrations sont des faits irréversibles, et il faut apprendre à vivre avec. Les solutions varient selon les types de sociétés, en fonction de leurs coutumes. Mais le métissage finira par prendre le dessus. C’est inéluctable. N’oublions pas les réticences des Français vis-à-vis des Polonais et des Italiens. Aujourd’hui cela paraitrait presque risible. Il en sera de même avec les autres immigrations. Il y a certes un décalage entre les modes de pensée occidentaux et ceux des nouveaux arrivants. On ne peut pas le nier. L’intégration prendra au minimum une génération ou deux. Aujourd’hui on rencontre en France des médecins, des avocats, des flics, etc. d’origine immigrée et cela passe bien. Le problème vient surtout de l’exploitation du phénomène par des partis politiques qui y trouvent là des thèmes de propagande populistes pour expliquer les difficultés économiques. Sans compter le CRIF et autres institutions sionistes qui tentent de présenter les musulmans comme des terroristes en puissance, pour les empêcher d’occuper leur vraie place dans la société.

 

Q : Qu’est-ce qu’une identité pour vous ?

Une identité, c’est d’abord le hasard de la naissance. On prend forcément l’identité du groupe dans lequel on naît. C’est un déterminisme inéluctable, et en même temps un phénomène de socialisation. Rejeter cette identité, c’est se mettre en porte-à-faux par rapport aux autres, avec toutes les conséquences que cela peut comporter. L’identité est d’autant plus forte et exclusive qu’elle reste cantonnée. Un jeune Berbère de la montagne n’aura aucun mal à sauvegarder sa totale identité. Mais nous vivons une époque caractérisée par les voyages, les rencontres et les influences culturelles. Donc l’identité naturelle est confrontée à d’autres influences, d’autres valeurs. Les problèmes identitaires actuels viennent justement de toutes ces confrontations. Et c’est leur exploitation qui exacerbe les conflits. L’histoire a montré tout d’abord que les guerres de religion étaient minoritaires par rapport aux conflits économiques et territoriaux. Et il en sera toujours ainsi. Sauf qu’on déguisera de plus en plus les guerres de domination par des tensions religieuses ou identitaires.

 

Q : Comment résoudre ce problème de communautarisme qui vous emprisonne dans un groupe pour survivre ?

Il est difficile de sortir du communautarisme, c’est-à-dire de l’appartenance à un groupe ou un pays. Churchill disait : « Right or wrong, my country ». Qu’il ait ou non raison, c’est mon pays. C’est terrible dans un certain sens. Le patriotisme est élevé en valeur sacrée dans chaque pays, et c’est ainsi qu’on peut faire faire des guerres abominables aux autres peuples. Le peuple français a accepté la guerre d’Algérie à l’époque parce que c’était pour la défense de la France. Le peuple israélien ne se différencie pas trop des autres. Comme c’est un pays nationaliste, le patriotisme y est encore plus exacerbé. Et le droit et la morale passent au second plan. Le monde arabe n’acceptera jamais la présence israélienne. Il peut signer des traités sous la pression de l’Amérique, collaborer pour sauvegarder les régimes en place. Mais le rejet populaire est si profond. Un jour viendra où les circonstances lui seront plus favorables. Et il rejettera ce corps étranger. On voit d’ailleurs les prémices de cette évolution.

 

Q : Le sionisme a pris en otage le judaïsme, ou est le danger ici ?

Jusqu’en 1948, l’idéologie sioniste était ultra-minoritaire dans la diaspora juive, et en particulier chez les religieux. Au Maroc, les rabbins nous mettaient en garde contre les sionistes à cause de leur athéisme, et surtout parce que, un éventuel retour en terre sainte ne pouvait se réaliser qu’avec la venue du Messie. La tradition talmudique interdisait aussi aux juifs de monter en masse en Palestine. Mais l’existence d’un pays, la Shoa, le travail de sape, la propagande, la destruction de toutes les communautés juives des pays arabes, la mainmise de l’idéologie sioniste sur les institutions communautaires de la diaspora, l’organisation de mouvements de jeunesse sionistes dans tous les pays (5 au Maroc par exemple dans les années 50 et 60), ont fait en sorte que les juifs, dans leur majorité, se sont identifiés à l’idéologie sioniste. Pour leur malheur. Parce que le destin des communautés juives est désormais lié à celui d’Israël. Et ces communautés ont perdu leur âme. Car en défendant un régime colonial, agressif, militariste, expansionniste, raciste, inhumain, et en travaillant comme des « sayanim » au service d’Israël dans leur propre pays, elles sont désormais identifiées à Israël, au sionisme, et à leurs crimes. Le retour de bâton sera terrible pour ces communautés. Elles n’auront même plus la possibilité de se réfugier dans les pays musulmans, pays qui les ont toujours protégées contre les exactions des pays chrétiens. Il est terrifiant de constater l’ivresse du pouvoir et de la domination prendre possession de ce peuple érudit et pacifique. Peut-être est-ce une de ces malédictions divines dont les prophètes et les textes sacrés avaient mis en garde.

 

Q : l’Etat d’Israël s’est construit par l’occident après la guerre pour les intérêts de l’occident, n’était-il pas finalement une trappe future pour les juifs ?

Les sionistes sont tombés dans le panneau tendu par l’Occident pour leur servir de chien de garde pour la région. Ce qu’ils ont très bien fait jusqu’à présent. L’Occident a ainsi pu briser toutes les résistances arabes, décrédibiliser des leaders comme Nasser, tuer dans l’œuf l’union des pays arabes rêvée par les masses dans les années 50, transformer la plupart des pays arabes, et surtout les monarchies, en larbins obéissants et inoffensifs. Pour cela, l’Occident a surarmé Israël, lui a fourni un financement ahurissant (3 milliards de dollars offerts par les E.U. chaque année, c’est comme si la France recevait 30 milliards de dons par an), l’a préservé de toute critique internationale grâce aux vetos. Ce faisant, Israël se croit tout permis et poursuit sa politique agressive sans désemparer. Sauf que les peuples européens en prennent conscience.

Les nouvelles générations ne feront aucune concession à Israël. Les mouvements de boycott se développent. Et chaque fois qu’il y a une révolution dans un pays arabe, on réclame une politique plus digne et plus ferme à l’égard du régime sioniste. Il suffirait que l’Autorité palestinienne refuse de jouer le jeu de la soumission et Israël apparaîtra comme le vrai occupant menant une politique d’apartheid. Cette solution deviendra très vite intenable. Et l’Occident, qui tient à ses intérêts, obligera Israël à composer. Ce que la société israélienne n’est pas prête à accepter, et qui débouchera probablement sur une guerre civile larvée, la fuite de la classe moyenne supérieure, et le délitement d’Israël. Les diplomaties européenne et américaine ont toujours fait preuve d’un cynisme incroyable. Elles sacrifieront Israël sans la moindre hésitation.

 

Q : Quel avenir pour le monde arabe ?

Le monde arabe paie le prix de sa léthargie séculaire, alors qu’il disposait des outils intellectuels, sociales et politiques, bien avant l’Occident. Celui-ci a mis des siècles pour amorcer, non seulement la révolution technologique, mais aussi administrative et civilisationnelle. La confrontation entre ces 2 mondes à partir du 19e siècle ne pouvait que tourner à l’avantage de l’Occident. La supériorité militaire de ce dernier était écrasante. Ainsi que son organisation politique et administrative. Et sa soif de domination ne connaissait pas de limite. Même avant le pétrole, l’Occident contrôlait déjà dans une certaine mesure les régions arabes qui l’intéressaient. Le pétrole, et le contrôle des voies de communication, ne feront qu’accentuer cette domination.

Les nations arabes avaient montré des velléités de développement, de progrès, de démocratisation, d’ouverture, de parlementarisme, déjà dans la 1ère moitié du 20e siècle. La situation aurait été différente si on les avait laissé faire. Mais l’univers, surtout dominé par le capitalisme, est une jungle où la justice, l’équité, la coopération, n’ont pas cours. Il fallait étouffer dans l’œuf la rénovation arabe qui commençait à s’organiser. Pour des raisons tout simplement économiques. Exploiter les matières à bas coûts et vendre des armes. L’idéologie islamique n’est, pour moi, qu’une tendance moderne pour échapper à l’emprise occidentale, retrouver sa dignité et la maîtrise de son destin. A distinguer du fondamentalisme saoudien et autres qui est encouragé par l’Occident car il est soumis à ses intérêts. La société civile qui essaie tant bien que mal d’émerger ne sait plus à quel saint se vouer. Une grande partie d’entre elle est fascinée par le modèle occidental sans réaliser que l’Occident ne s’intéresse à elle que comme cheval de Troie à sa pénétration. La situation paraît inextricable. Le chaos semé par l’Occident, notamment en soutenant des régimes corrompus et inefficaces, exerce toujours ses effets.

 

Q : Quel avenir pour ces états artificiels ?

Chaque régime arabe ne pense qu’à sa perpétuation et à la sauvegarde de ses privilèges. Pris isolément, il pèse très peu, et sa marge de manœuvre est ridicule. Quand on pense que 22 pays arabes sont incapables de venir en aide à la Palestine, ou d’empêcher la judaïsation de Jérusalem. C’est pathétique. C’est même indigne d’une civilisation aussi ancienne et qui dispose de tant de moyens. J’ai évoqué l’action de l’Occident. Elle est indéniable. Mais comment expliquer que dans tous ces pays arabes, et même dans le bantoustan palestinien de Cisjordanie, toute une élite accepte de se soumettre ? Comment le pays qui détient les lieux saints de l’Islam n’ait pour principale préoccupation que de faire écraser le régime syrien et renforcer ainsi l’emprise américano-sioniste ? Quand le Maroc et l’Algérie se déchirent depuis 30 ans alors que leur collaboration serait tellement bénéfique à leurs peuples. Et ainsi de suite. Je suis malheureusement très pessimiste sur l’avenir de ces régions, même sur le moyen terme. Il faudrait commencer par une révolution des esprits. Se libérer de la chape que font peser les sentiments d’impuissance et de frustration. Libérer vraiment la parole. Mohamed Arkoun avait dit : Il y aura un début de vraie révolution dans les pays arabes lorsqu’il n’y aura plus d’entraves à la liberté d’expression.

 

Q : Comment expliquez-vous la position agressive de la France en Libye, en Syrie et maintenant au Mali ?

Depuis quand la gauche française serait anticoloniale et anticapitaliste ? N’est-ce pas Jules Ferry qui voulait « civiliser les sauvages » en Afrique ? N’est-ce pas un gouvernement socialiste qui en 1956 avait donné les pleins pouvoirs à l’armée en Algérie avec les conséquences que l’on sait ? N’est-ce pas François Mitterrand, ministre de la justice, qui en 1956 a signé la guillotine pour des dizaines de prisonniers politiques algériens. Cessons de rêver et de fantasmer. Les meilleurs serviteurs du grand capital et de ses visées expansionnistes ont été les sociaux-démocrates. Leurs discours progressistes ne servent qu’à faire illusion. Les socialistes français ont toujours été atlantistes, sionistes et pro-américains. S’ils avaient été au pouvoir en 2003, ils auraient fait la guerre en Irak. Donc la France, même de « gauche », respecte fidèlement les consignes de l’OTAN. C’est-à-dire abattre le régime libyen qui n’était plus malléable et qui avait fini de servir. Le démantèlement de la Syrie fait partie de l’objectif américano-sioniste de briser et morceler tous les pays qui s’opposent aux visées hégémoniques d’Israël dans la région. Que reste-t-il de l’Irak ? Un pays divisé en 3 régions ethniques qui s’affaiblissent mutuellement. Quant au Mali, c’est là où il y a de l’uranium et d’autres richesses qu’il ne faut surtout pas laisser à la Chine.

 

Q : Votre ouvrage « Dieu ne repasse pas à Bethlehem » est un roman avec une histoire vrai, pourquoi faire un roman qui déresponsabilise l’auteur comme l’événement au lieu d’une réalité historique bien documentée ?

Tout d’abord, je me sens romancier. J’aime raconter des histoires, avec des personnages et des scènes. Je prends une histoire comme celle de la zone industrielle de Bethléem. Bien sûr, on peut écrire un long article, et il y en a eu, sur le fait de nomme une juive française sioniste pour servir d’intermédiaire entre Israël et les Palestiniens. Mais le roman me permet d’imaginer comment la décision a pu être prise. D’évoquer les états d’âme de la représentante de la Palestine en France. D’évoquer les déchirements qui traversent la société palestinienne quant à ces négociations avec les sionistes qui ne mènent qu’à leur spoliation, et avec leur bénédiction.

J’espère toujours que le lecteur pénètre les arcanes de cette politique de domination et des moyens de pression qui l’accompagnent. Et le roman est encore plus utile lorsqu’on parle des « sayanim » (ces milliers de juifs français qui travaillent pour le Mossad). D’abord il est quasiment impossible de faire un ouvrage documenté sur des agents supposés restés secrets. On ne peut avoir que des suppositions. Il ne peut y avoir de témoignage historique véridique. A moins que le chef du Mossad décide d’écrire ses mémoires. Le roman permet de reconstituer, de manière vraisemblable, le fonctionnement des Sayanim. Et citer un seul nom véritable sans preuve peut conduire à des poursuites. Et comment démontrer que BHL, comme probablement 3000 à 4000 juifs français, sont des Sayanim ?

 

Q : Quel est le sens de l’écriture pour vous ?

Au début, j’écrivais des romans classiques, même s’ils avaient un arrière-goût sociologique. Le déclic a été probablement la découverte de la loge judéo-sioniste au Grand-Orient de France et la manière qu’ils avaient d’infiltrer même la franc-maçonnerie pour servir Israël. Et parallèlement je m’intéressais à l’existence des « Sayanim », qui je dois le dire, était totalement inconnue du public. Mon départ de la franc-maçonnerie m’a libéré de l’obligation de réserve. Je suis aussi un observateur attentif des médias juifs et sionistes et j’ai la « chance » de connaître un peu Israël. Toutes ces considérations m’ont poussé à écrire de vrais romans politiquement engagés. L’écriture pour moi est d’abord un défi personnel, une aventure quotidienne qui me donne une raison de vivre. Les écrits ont une très grande importance. Bien sûr, les miens peuvent paraître dérisoires. Mais multipliés par des centaines d’autres, repris par des milliers de partisans, ils arrivent à faire leur chemin dans les consciences et à changer les choses. Les philosophes et les encyclopédistes du 18e siècle n’ont-ils pas eu une influence déterminante ? Et si on compare la position de la Palestine aujourd’hui, par rapport à il y a 60 ans, n’y a-t-il pas un progrès ? Et à quoi cela est-il dû en grande partie ?

 

Q : Vous êtes un homme de conscience, mais aussi et surtout un homme qu’on peut qualifier d’idéaliste car vous luttez contre l’injustice humaine, quel que soit son nom, son bourreau et sa victime, qu’est-ce qui vous pousse au plus profond de vous-même ?

Si on suit cette voie de la facilité, on en serait encore à l’esclavage, aux monarques absolus, à l’arbitraire total. Bien sûr, il y aura toujours des injustices et des combats pour qu’elles cessent. Le monde marche ainsi. De ces combats, le monde progresse sans éviter les régressions. Il se trouve que le cours de ma vie m’a amené à avoir une certaine conscience, et je ne peux me détourner des problèmes et des conflits qui me sautent aux yeux. Le destin aurait pu faire de moi un retraité qui se dore au soleil. J’ai une destinée, fruit de plusieurs éléments, et j’essaie de la mener avec constance. Chaque homme en a une. Chaque homme est libre d’y mettre ce qui lui convient.

Ce soir, le 9 janvier 2022 à 19h, Éric Montana a le plaisir de recevoir pour la seconde fois Jacob Cohen. Lors de sa dernière émission avec Jacob Cohen, ils avaient prévu de parler du Proche Orient, de l'avenir d'Israël et de la Palestine. Ne manquez pas le live de ce soir car entendre le point de vue de l'honnête homme, qu'est Jacob Cohen sur le Proche Orient, est un moment précieux.

JVD

 


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