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L’Homme Formaté (Livre PDF)

« A chaque fois que vous vous retrouvez à penser comme la majorité des gens, faites une pause, et réfléchissez... » Marc Twain..

Publié il y a  2,980 Vues Actualisé il y a 4 mois

La littérature étiquetée « manipulation mentale » se trouve à foison dans les librairies. Si l’on écarte les manuels de psychologie, cette littérature prend parfois l’aspect de coaching pour lutter contre les techniques des manipulateurs ou pour apprendre ces techniques, l’excuse éthique étant « manipuler pour ne plus être manipulé » ou « manipuler les manipulateurs. Ces livres prennent en exemple des situations ponctuelles et individuelles, dans lesquelles il s’agit de renverser le pouvoir : soit arrêter le manipulateur et empêcher son emprise ; soit prendre sa place dominante.

Le livre « L’homme formaté » n’est pas à la devanture de votre libraire préférée. Cet ouvrage n’est pas un manuel, ni un essai. Le terme le plus vraisemblable pour le désigner serait « Anti-manuel » . Nous parlons de manipulation mentale via trois domaines fortement imbriqués : le commercial, avec ses marques, ses produits, ses magasins et ses techniques de vente ; les médias, tout particulièrement la télévision ; et le travail, à travers le prisme de l’expérience de Milgram, dont l’expérience essentielle introduira cet ouvrage. Nous sommes tous consommateurs, spectateurs, et travailleurs. Même les chômeurs et les étudiants ne sont considérés qu’en fonction du travail, l’un étant en recherche d’emploi, l’autre en préparation de son emploi.

Ces trois domaines tentent de nous influencer, nous orienter, nous convaincre, nous persuader, nous séduire et enfin de nous manipuler afin de nous exploiter : il s’agit là de pomper nos ressources financières (le commercial), nos ressources attentionnelles (les médias) et enfin nos ressources physiques et mentales (le travail). Ce n’est pas une manœuvre qui se fait en un clin d’œil, car nous zappons, nous changeons de marque de produit, nous n’acceptons plus le statut d’esclave. Alors les structures ont rivalisées d’astuces, au fil du temps, pour nous faire dépenser plus que ce dont nous avons besoin, pour nous scotcher devant l’écran plus que de raison, pour nous faire travailler comme des esclaves mais sans qu’on le perçoive ainsi. Notre comportement s’est modelé, transformé à la faveur des structures exploitantes : nous voici formatés.

C’est ce formatage qui sera ici notre finalité d’étude, car il impacte toute la société, empêche l’évolution, bride les comportements et les élans qui pourraient être profitables à l’individu, son entourage et toute la société. Cependant, malgré l’obscurité de thèmes que nous aborderons, nous avons eu le plaisir de constater que le « non » au formatage a déjà bien commencé, que certains individus isolés ou en groupe se sont d’ores et déjà libérés des laisses mentales des structures exploitantes, dans un domaine ou un autre.

Mais pour comprendre le formatage, il faut d’abord comprendre comment on est influencé puis manipulé, à savoir comment les structures exploitantes se basent sur notre fonctionnement, physique et mental, en percent les failles ou en détournent les objectifs, et s’y infiltrent pour nous guider sur la voie qui les arrangent. Une grande partie de cet ouvrage décortiquera les techniques de persuasion, les processus sur lesquels elles se basent (les fameuses failles qui sont également des atouts dans d’autres contextes). À l’instar des tours de magie dont on connaîtrait les « trucs » , la compréhension des situations de manipulations peut être une bonne prévention contre certaines techniques.

Nous ne nous sommes pas à l’abri des influences, des manipulations ou du formatage : au contraire, c’est parce que nous savons pertinemment que nous courrons sans cesse le risque d’être exploité, manipulé et transformé. Se croire au-dessus de ces techniques d’influence, se croire capable de résister à l’autorité serait le meilleur moyen d’être manipulé à souhait. Il n’y a pas d’exception, l’être humain est ainsi fait que ses plus beaux mécanismes de fonctionnement peuvent être utilisés à son encontre. Si intelligent, si cultivé ou si raisonnable soit-il, l’humain peut être poussé à tuer quelqu’un (l’expérience de Milgram). Nul besoin d’être un psychopathe, un sociopathe ou avoir une quelconque pathologie : notre normalité suffit à nous faire obéir à des ordres meurtriers.

 

 

« L’Homme Formaté » est ouvrage gratuit. Son contenu est libre d’utilisation, du moment que les sources sont citées et que le contenu n’est pas transformé sans demande. De plus, il n’est pas figé dans le temps : si vous en avez les compétences, vos propositions, corrections, ajouts sont les bienvenus. Il est probable que nous en faisions des « mises à jour » .

En PDF : L’Homme Formaté

 

Obéissance aveugle à l’autorité

Nous sommes dans un hôpital bien réel, avec des infirmières en fonction, des patients réels. Rien n’est artificiel si ce n’est ce coup de téléphone : un médecin (inconnu à l’infirmière) prescrit par téléphone une ordonnance à appliquer à un patient (patient qui existe bien dans le service de l’infirmière). Ce traitement doit se faire immédiatement, car il va bientôt lui rendre visite et il faut que les médicaments fassent effet quand il arrive.

Mais la prescription pose problème : le médicament n’est pas autorisé dans le service et de plus, la dose prescrite est extrêmement excessive (donc dangereuse). Les infirmières ne peuvent pas ignorer le fait que cette prescription soit non seulement malvenue, mais gravement dangereuse pour leur patient. Est-ce que les infirmières vont tout de même obéir au médecin ?

L’expérience de Milgram, en situation artificielle nous montrait un taux épouvantable de 62% d’obéissance envoyant Bob à la mort. En milieu professionnel, très réel cette fois, c’est pas moins de 95 % d’obéissance aux ordres mortellement dangereux d’un médecin inconnu, par téléphone.

Dans la vie réelle, la soumission à l’autorité est donc bien pire. Le représentant de l’autorité n’a même pas besoin de faire acte de présence, seul son titre « docteur » par téléphone suffira à amorcer l’obéissance inconditionnelle. Alors que dans les expériences de Milgram (princeps et en 1965), moins l’autorité était présente, plus il y avait désobéissance.

Pourquoi ? Les infirmières ont par la suite évoqué des situations similaires - d’ordres de médecins avec lesquels elles n’étaient pas d’accord - dont la désobéissance avait contrarié fortement les médecins. L’expérience de leur vie professionnelle les avait soumises totalement, à force de réprimande de l’autorité, elles avaient cessé de penser pour se contenter d’obéir aveuglement.

 

Le Jeu de la mort

Et un contexte bien particulier, dans lequel on n’aurait pas suspecté une telle obéissance aveugle : la télévision. C’est ce que nous prouve Le jeu de la mort ( documentaire 2009, France télévisions) : Nous vous conseillons de regarder cet excellent documentaire, mais nous prévenons les personnes sensibles : c’est bien l’expérience de Milgram que vous y trouverez, avec toute la violence mentale qu’elle comporte. C’est extrêmement difficile à regarder sans en être profondément atteint. Si vous êtes dépressifs, évitez absolument.

Avec « le jeu de la mort », nous quittons à présent les lieux « sérieux ». Finis les universités, les laboratoires, le milieu professionnel et les bureaux. Nous voici sur un plateau de télévision, plus précisément un jeu, « zone Xtreme ». Le contexte peut prêter à sourire, pour une expérience aussi grave que peut l’être - dans son protocole comme dans ses conclusions - l’expérience de Milgram.

Et pourtant, durant une année, une équipe de recherche dirigée par Jean-Léon Beauvois s’est attelée à transposer le protocole de Milgram sur plateau TV, pour une passation qui dura dix jours.

 

 

Nous sommes de petits poissons dans un océan immense aux mille possibilités, aux mille chemins différents : on pense pouvoir se diriger là où l'on veut, faire ce que l'on veut. On pense que si on est à un endroit, c'est parce qu'on l'a sciemment décidé, parce qu'on croit que c'est le bon endroit pour nous. On l'a vu tout au long de cet ouvrage, cet océan est parcouru de mille courants nous poussant à droite, à gauche : nous sommes totalement ballottés dans les influences, nos nageoires semblent n'être que des accessoires pour nous faire croire à un libre arbitre, libre arbitre qui ne serait qu'une fiction. On serait déterminé par la télévision, nos parents, les médias, les commerces, les puissants et leurs idéologies, déterminés par le jus dont on veut nous tirer, déterminé par nos archaïques automatismes, déterminés par notre inconscient gobant toutes les informations que notre conscience a ignorée. La liberté, cette si belle notion, ne serait qu'en fait le meilleur moyen trouvé pour nous asservir à une paire de chaussures, à une chaîne TV, à un patron exploiteur, à des idéologies. Nous ne serions que ce que l'autre dit que l'on est, nous ne serions qu'une somme d'influences à la merci des courants.

Source l'Homme Formaté : HS


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