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La Fable du Crapaud et la Montgolfière

Plus le crapaud croisse, plus il entrevoit la vérité absolue lui être redevable car devenue sienne. Lui le seul, l’unique, l’intraitable…

Publié il y a  4,064 Vues Actualisé il y a 6 mois

Le Président, dès son accession au pouvoir, des troubles de la personnalité apparaissent. Il a besoin du regard et de l’admiration des autres pour compenser son complexe de dominance. La psychanalyste, Nancy Mac Williams, relève qu’un psychopathe peut atteindre les plus hauts niveaux de l’Administration. Donc le psychopathe peut bien sûr être un déviant, mais s’il est bien éclairé d’un point de vue culturel, social…, il peut atteindre les sommets de l’élite dans les domaines de la politique, la finance, et les fonctions les plus élevées de l’Etat.

Dépourvu de sentiments envers les autres et de toute gratitude de culpabilité, le psychopathe possède un certain charme qui lui permet de tromper facilement ses interlocuteurs. Egocentrique et ignorant le sens moral, le psychopathe peut se révéler extrêmement dangereux, versant dans la délinquance, voire la criminalité, pour satisfaire ses désirs. Le psychopathe n’est pas digne de confiance, mais réussit à travers la fascination qu’il exerce à séduire son électorat. La fable qui suit, donne un aperçu de la narration d’un Président :

 

Fable du crapaud à la montgolfière

Le crapaud bien campé sur la butte qui surplombe la marre, croasse et croasse en tendant l’oreille pour bien s’entendre confabuler et pour mieux savourer ses vocalises portées par le vent au-delà des champs. Il coasse, criaille, bavasse et s’écoute et par la même prendre du volume. Il mure son attention que n’atteignent plus ni les gazouillements des oiseaux, ni les stridents appels des cigales et des criquets.

Le crapaud croasse, coasse, cancane et tombe amoureux de sa voix.

C’est ainsi qu’il s’autorise au nom d’une liberté d’expression conquise et surtout mal comprise, d’être cinglant, pétri de préjugés, de dédain envers tout ce qui ne lui ressemble pas. Tous ceux qui ne croassent pas sur une butte du capital en exploitant les moustiques qu’ils goberaient au fur et à mesure qu’ils les impressionneraient. Le crapaud clabaude, jabote, déblatère et pendant ce, sa tête gondole, enfle, gonfle et devient montgolfière.

Il s’harnache et s’accroche à sa thèse fétiche qui lui sert de socle d’affirmation de soi. Il est convaincu de sa permission de haranguer son environnement dont il prononce les syllabes comme on exhibe un butin de guerre : le Franc-parler. Franc-parler qu’il a perverti et a transformé en un diabolique instrument qui lui donne raison ainsi qu’à tous ces propos. Assouvir le gouffre de son besoin, devenu fixation, de se faire applaudir.

Le crapaud parle, monologue, attaque, descend en flamme tout ce qui lui semble vulnérable. Il est déterminé à avoir raison à tout prix et sur tous les sujets ne tolérant aucune interruption de son débit pléthorique. Interruption qu’il considérerait comme lèse-majesté et comme un geste hostile à son état d’enflure.

Plus le crapaud croisse, plus il entrevoit la vérité absolue lui être redevable car devenue sienne. Lui le seul, l’unique, l’intraitable…

Plus le crapaud inspire pour reprendre son souffle, plus il prend du volume. Plus la bouffissure enfle, plus sa perception de l’espace le pousse l’expansion, son ouïe devenue sourde au monde exogène à sa tête n’a plus d’écoute et ne donne plus d’audition à personne.

Le crapaud prend la pose et longe le cou pour mieux déclamer la vérité selon son propre évangile. Son franc parler ne soliloque que sa suffisance, ne décrit que les hauteurs qu’il prend par rapport à tous ceux qui lui semblent insignifiants. Il dira qu’il déteste les médiocres et non sa médiocrité, qu’il honnit les pauvres et non sa misère intellectuelle, qu’il est la référence ultime à suivre comme modèle et comme exemple des valeurs réinventées. Amen !

Et à l’instar de la grenouille à qui on met une cigarette dans la bouche pour la voir grandir au point de la faire éclater de narcissisme, le crapaud boursouffle, gonfle d’orgueil, croîs de satisfaction de soi et de taille, grossit d’ego au point que ce dernier en devient une montgolfière qui lui soutire les pieds sur terre et le projette dans l’illusion irréelle des surhommes venus haranguer les peuples.

C’est ainsi que le crapaud du Bour est devenu montgolfière qui s’est perdu au grès d’un ego surdimensionné dans des espaces qu’il ne maitrise point. (Cette fable est attribué à Majid Blal, Écrivain et Poète)

 


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