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La moralité des trois petits singes sages !

Mizaru, cachant ses yeux, ne voit pas le mal. Kikazaru, couvrant ses oreilles, n’entend pas le mal. Iwararu, recouvrant sa bouche, ne dit pas le mal. Ils incarnent tous les trois le principe proverbial.

Publié il y a  2,942 Vues Actualisé il y a 1 mois

Nous avons tous déjà vu les statuettes des 3 petits singes : un a les mains sur les oreilles, l'autre sur les yeux et le troisième sur la bouche. Vous connaissez sans doute leur symbolique dans la sagesse populaire orientale ! L’interprétation remonterait à Confucius qui disait, cinq cents anas avant J.C. : «Ne regarde pas ce qui est contraire à la droiture, n'écoute pas ce qui est contraire à la droiture, ne dis pas ce qui est contraire à la droiture, ne fais aucun geste qui est contraire à la droiture.».  On retrouve ces principes ultérieurement au cours de l'histoire de la Chine, évoqués et réinterprétés dans les écrits de la dynastie Song (960-1279) et dans le conte « Ne pas voir, ne pas entendre, ne pas parler » du moine bouddhiste chinois Xuanzang. C’est au Japon qu'on aurait personnifié ces principes avec trois singes. Il aurait été dit que Gandhi avait toujours ces 3 petites statuettes avec lui. Si on dévie de la signification d'origine, on peut apporter plusieurs interprétations à ces 3 petits singes.

Nous trouvons des idées semblables dans d’autres religions et systèmes spirituels. Un exemple en est le bouddhisme,  « Voie noble et juste » qui est la directive pratique du Bouddha pour un développement éthique et mental dans le but de libérer l’individu de la souffrance, des attachements et de l’illusion ; et qui conduit finalement à comprendre la vérité de toute chose : Compréhension juste ; Pensées justes ; Discours juste ; Action juste ; Mode de vie juste ; Effort juste ; Conscience juste …

Dans la vie, l'interprétation de ces trois principes semble proche du message de Confucius qui ne signifie pas de rester indifférent au mal, mais plutôt à ne pas fusionner dans ce dernier, à l'observer tel qu'il est sans se laisser séduire ou manipuler. La vérité symbolique « Ne pas voir le Mal, ne pas entendre le Mal, ne pas dire le Mal » est à l’opposé de la rhétorique simpliste de rester indifférent devant le mal en se retranchant derrière l’interprétation : « je n’ai rien vu, je n’ai rien entendu, je ne dis rien » Si vous pensiez connaître la signification du symbolisme des trois singes sages, vous allez y repenser peut-être autrement.

Dans le monde occidental, le message des trois petits singes sages est souvent utilisé pour se référer à ceux qui font les choses de manière impropre, en regardant ailleurs, en refusant de le reconnaître, ou en feignant l’ignorance, ou dit autrement, ne pas voir ce qui pourrait poser problème, ne rien dire de ce qu’on sait pour ne pas prendre de risque et ne pas entendre comme si on ne savait pas. Le mal est que « fermer les yeux » sur la mauvaise conduite n’est pas la signification authentique du message original. C’est une signification de remplacement fausse et corrompue.

La portée du symbolisme original est cachée pour de bonnes raisons : la vérité est bien plus puissante, bien plus porteuse de force, plus magique et plus évolutive que ce que l’Élite dominante veut faire croire aux masses.

Ne regarde pas le mal, ne l’observe ni ne sois séduit par lui, ne le désire pas, ne le laisse pas entrer dans ton système, pas même pour un seul instant. Si vous avalez du lait périmé, de la viande avariée, ou du mauvais fromage, vous en devenez malade. Votre corps l’absorbe, et quand votre corps réalise que ce n’est pas bon, il a besoin de l’expulser rapidement, d’une manière ou d’une autre. C’est la même chose avec le mal. Quand vous voyez le mal, vous le digérez, et en le digérant, le mal devient une partie de vous. Vous devez alors l’enlever d’une certaine façon.

Pour beaucoup, le mal peut sembler insignifiant, mais il y a ici un puissant et profond principe à l’œuvre. Pour utiliser une comparaison simple, il y a un fait prouvé que voir la violence dans les médias (TV, films, jeux vidéo) vous fait penser et agir de manière plus violente. Des études ont posé la question de savoir s’il y a un lien entre le spectacle de la violence dans les médias et un comportement violent. Toutes ont presque démontré le lien avec la criminalité. La violence médiatisée peut contribuer à un comportement agressif, une désensibilisation vis à vis du mal, regarder des émissions violentes est relié aussi à une moindre empathie envers les autres.

Quand nous entendons le mal, il devient une partie de nous. Notre esprit l’absorbe comme une éponge. À nouveau, c’est comme manger de la viande avariée ; le corps ne peut le supporter, et a besoin de l’évacuer. Voir et entendre représentent deux des cinq sens (avec le toucher, le goût et l’odorat), mais parler n’est pas l’un des sens. Voir et entendre impliquent tous deux d’intégrer quelque choses dans le corps, alors que parler implique d’en sortir quelque chose. Dans un sens, on peut le voir comme le résultat des deux autres. En d’autres termes, si vous ne voyez pas le mal et ne l’entendez pas, vous serez purs. C’est la formule 1 + 1 = 2.

Comme de nombreuses grandes sagesses, l’ancien enseignement nous avertissant de ne pas entendre et dire le mal a été subtilement mis à l’envers et il sert d’arme contre vous. La maxime a été transformée en outil de perversion « vois le mal, entends le mal, dis le mal », un mécanisme de contrôle qui entrave la noble vérité. Vous ne réalisez pas qu’il a été conçu à dessein pour vous déstabiliser mentalement et physiquement, laissant le contrôle à l’Élite.

 

Moralité du confucianisme

les plus sages conservent constamment l'intégrité et la bonté de leur nature et ne se tournent plus vers le mal ; les plus insensés, les dépourvus d'intelligence — que ce soit en raison d'un état physiologique ou moral — ne se tournent plus vers le bien, mais sont établis de façon permanente dans le mal. Hors ces deux cas exceptionnels, les natures humaines, généralement médiocres et changeantes, ont besoin d'une éducation qui les améliore et leur permet d'atteindre leur perfection, le plein épanouissement de leurs facultés.

C'est la raison pour laquelle Confucius dit : « Toutes les natures s'éduquent ; les distinctions de classes ne doivent pas exister. Selon la différence des dons naturels, il distingua les hommes en quatre classes : « Ceux en qui la connaissance des principes de la sagesse est innée sont les hommes tout à fait supérieurs ; au second rang viennent ceux qui acquièrent cette connaissance par l'étude ; au troisième rang ceux qui, malgré leur peu d'intelligence, travaillent à l'acquérir ; ceux qui n'ont ni l'intelligence, ni la volonté d'apprendre forment la dernière classe des hommes. Ces sentences d'ordre général donnèrent lieu à des théories diverses qui admirent la possibilité pour la nature humaine d'être bonne ou mauvaise, — plus ou moins bonne, — plus ou moins mauvaise. « Si quelqu'un règle sa personne selon les principes de l'équité et de la droiture, quelle difficulté éprouvera-t-il dans l'administration du gouvernement ? S'il ne règle pas sa personne selon les principes de l'équité et de la droiture, comment pourrait-il rectifier la conduite des autres hommes ? « Seul celui qui est souverainement saint a assez de perspicacité, d'intelligence, de sagacité et de prudence pour exercer le commandement ; assez de générosité, de grandeur d'âme, d'affabilité et de bonté pour aimer les hommes ; assez d'activité, de courage, de fermeté et de constance pour remplir fidèlement tous ses devoirs ; assez d'intégrité, de gravité, de modération et de droiture pour se garder de toute négligence ; assez d'ordre, de méthode, de soin et de vigilance dans les affaires pour savoir discerner. Ses facultés sont si amples, si vastes et si profondes que c'est comme une source immense d'où tout sort en son temps. Elles sont vastes et étendues comme le ciel, et la source cachée d'où elles découlent est profonde comme l'abîme. Que cet homme souverainement saint apparaisse avec ses vertus, ses facultés puissantes et les peuples ne manqueront pas de lui témoigner leur vénération, qu'il parle et les peuples ne manqueront pas d'avoir foi en ses paroles ; qu'il agisse et les peuples ne manqueront pas d'être dans la joie. (Extrait du livre : La Philosophie sociale et Politique du Confucianisme / Jean Baptiste KAO).


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