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Le Libéralisme et le Petit Chaperon rouge en 3 actes ! 3/3

José Icroire n’est pas loin, il va s’opposer à ce que manigancent Ernest-Marconi Leloup et Madame Léna

Publié il y a  2,397 Vues Actualisé il y a 2 mois

Avec un modèle de conte comme « Le Petit Chaperon rouge », on peut démystifier les mensonges du système libéral sur la santé, la politique, l’économie, les libertés des individus et sur bien d’autres sujets. Dans une mise en scène burlesque de notre conte, il y’a 5 personnages qui jouent différents rôles. Tout d’abord le grand méchant loup qui mange la grand-mère, mais qui ne parvient pas à piéger le petit chaperon rouge grâce à la bienveillance d’un militant intrusif.

 

Les personnages :

·         « La Francette » La mère-grand, (la société)

·         « Madame Léna » (le gouvernement)

·         « Ernest-Marconi Leloup » Le grand méchant loup,

·         « Le Petit Chaperon rouge » (le citoyen lambda)

·         « José Icroire » Le militant bienveillant

Madame LENA demande au petit chaperon rouge de porter une réforme à la Francette, une vieille dame très malade.  Ernest-Marconi Leloup, qui fréquente Madame Léna, sait que c’est le moment de se glisser au plus près de la Francette, voire de la dévorer toute crue. Pour devancer le Petit Chaperon, Ernest-Marconi Leloup parvient à le divertir avec un jeu électronique. Il se précipite alors chez la vieille dame et se fait passer pour son petit-fils. Pour arriver à leurs fins, Madame Léna et Ernest-Marconi Leloup traitent José Icroire de conspirationniste et complotiste.    

 

Acte 3 : Le petit chaperon rouge et le dossier médical personnel 

Les arguments exposés reprennent l’argumentaire du Syndicat de la Médecine Générale (SMG) qui a une position de réticence massive vis à vis du Dossier médical personnel (DMP). Le Syndicat de la Médecine Générale (SMG) travaille sur le dossier médical et du partage de l’information depuis de longues années, avec d’autres, au sein d’autres collectifs (entre autres, les médecins de PMI…). Il est adossé à la pratique concrète du soin. L’avis du SMG est que l’outil du Dossier médical personnel (DMP) imaginé par le gouvernement ne répond pas du tout aux objectifs espérés.

 

Expertise

·         PCR : J’avais déjà un Dossier médical !

·         EAL : Mais cela était très subjectif, il faut laisser les professionnels qui sont experts décider ce qui doit être retenu mon enfant !

·         JI : Les gens ont une expertise sur leur propre santé, qui est fondamentale à respecter. 

·         PCR : Est-ce que je saurai ce qu’il y a dedans ?

·         EAL : Oui ce sera simple comme bonjour, à partir de ton ordinateur tu iras te connecter sur l’hébergeur de ton dossier.

·         JI : Et comment feront ceux qui n’ont ni ordinateur et encore moins Internet ? Encore une inégalité de plus ! Et puis comment les gens vont-ils décoder cette masse d’informations brute de décoffrage, sans aucune explication, sans aucun accompagnement ?

 

Conception technique du soin

·         PCR : Qu’est-ce qui va être noté sur le dossier ?

·         EAL : Les choses importantes, les examens, les radios, les traitements mon enfant ! Au moins cela évitera de te vacciner inutilement plusieurs fois ou de répéter deux fois le même examen !

·         JI : Cela va faire croire que la santé, c’est pareil que la médecine, et que la médecine, c’est pareil que la technique. Ce qui importe, c’est de voir les données non seulement biologiques de la santé, mais aussi relationnelles et sociales, les conditions de vie, de travail etc. C’est de voir aussi que le soin, c’est aussi la relation humaine entre le soignant et le soigné. 

 

Confidentialité

·         PCR : Qui va avoir le droit de regarder mon dossier ?

·         EAL : Tous les professionnels qui te soignent mon enfant ! Comme cela, il y aura une cohésion dans les soins, cela fonctionnera comme une vraie équipe médicale.

·         JI : Cela va être tous les professionnels, même des spécialistes vus ponctuellement comme des ophtalmologistes… qui pourront savoir des choses ne les concernant pas, qui sont de l’ordre du personnel, un souci d’alcool, un antécédent de problèmes psychiques… 

·         PCR : Et si je ne veux pas que ça se sache ?

·         EAL : Techniquement, c’est possible, tu sais avec l’informatique, on peut tout !  JPP : Les experts ont dit qu’il pourrait y avoir des zones cryptées non lisibles et tenues secrètes.

·         JI : Oui il est possible qu’il y ait des consultations lisibles uniquement par le malade et le soignant concerné, seulement ce n’est pas écrit dans la loi. Et puis cela risque de créer un malaise chez les autres soignants qui verront qu’il y a quelque chose qu’ils ne doivent pas savoir !

 

Secret médical

·         PCR : Et si je ne veux que ça soit écrit dans le dossier ?

·         EAL : Alors là, mon enfant, tant pis pour toi, tu seras moins bien remboursé de la consultation…

·         JI : Encore une fois, bonjour les inégalités ! Les malades qui auront les moyens pourront préserver la confidentialité de leurs problèmes de santé.

 

Assurances complémentaires 

·         PCR : Et les assurances complémentaires, est ce qu’elles y auront accès ?

·         EAL : Non, mon enfant, c’est interdit par la loi, mais si tu le veux, tu pourras leur communiquer le dossier.

·         JI : En principe les assurances complémentaires, les assureurs privés et les médecins du travail ne pourront pas consulter le DMP, mais on peut très bien imaginer que les gens bien portant le leur permettent pour avoir des tarifs privilégiés, un prêt ou obtenir un emploi.

 

Coordination

·         PCR : Mais quand même, va-t-on mieux coordonner ?

·         EAL : Bien sûr, ça va être un excellent outil de coordination, mon enfant !

·         JI : Pas du tout, la coordination, ce n’est pas affaire d’ordinateur, mais travail d’équipe, travail en commun de personnes qui prennent le temps de se parler. Un dossier médical nécessite des mises à jour régulières, un classement. Cela prend du temps, demande de la rigueur et c’est difficilement compatible avec le paiement à l’acte. Sinon cela devient vite une mille-feuille indigeste de consultations successives. Sans coordinateur les données médicales seront difficilement exploitables. Qui va coordonner ce dossier ? Le médecin traitant qui pourra être une gynécologue ou un phlébologue !!! 

 

Différence avec médecin référent 

·         PCR : En quoi celui qui va être le nouveau médecin traitant responsable de ce dossier est différent du médecin référent ?

·         EAL : C’est très différent, il y aura moins de contraintes

·         JI : Cela n’a rien à voir avec le dispositif du médecin référent, qui aurait pu aboutir à une bonne réforme, il y avait un début de forfaitisation pour le médecin généraliste pour le travail de prévention et de coordination, il aurait fallu l’améliorer en incluant davantage de travail de santé publique.

 

Economie 

·         PCR : En quoi cela va faire des économies ?

·         EAL : Ça va éviter de faire des examens en double, mon enfant

·         JI : Les doublons, c’est souvent le manque de travail en commun des professionnels, la contrainte du paiement à l’acte qui pousse à la demande d’examens complémentaires.  Et quand le patient sait que son médecin coordonne vraiment son dossier, il ne va chez un spécialiste que muni du courrier avec toutes les informations utiles, que son généraliste a pris le temps d’écrire. De plus, cela va être une source de dépenses considérables pour que chacun ait les mêmes logiciels ; cela va faire faire des profits aux industriels de l’informatique médicale qui sont aujourd’hui complètement liées à Bigpharma. 

 

Urgences 

·         PCR : Est-ce que cela va être utile en cas d’urgence médicale ?

·         EAL : Ah ça oui mon enfant, ça va sauver des vies !

·         JI : Ce n’est pas le DMP qui va sauver des vies. D’abord ça prend du temps de chercher et surtout de trouver une carte vitale sur une personne sans connaissance, et c’est impossible pour elle de donner son code d’accès, sans parler de la difficulté de se connecter à Internet au bord de la route ! Et puis en cas d’urgence vitale, les gestes sont stéréotypés (test glycémique, ecg, TA, saturation en o2…), on ne fait pas de diagnostic précis, cela vient après quand le malade a été correctement pris en charge. 

 

CNIL

·         PCR : La CNIL a-t-elle été consultée ?

·         EAL : Oui parfaitement, elle n’a rien trouvé à redire.

·         JI : L’entorse de la CNIL est énorme, on subordonne le remboursement total des soins au fait que le patient accepte de renoncer systématiquement au secret médical, c’est tout l’édifice de confiance structurant la relation médecin-malade qui est ébranlée. 

 

Progrès et informatisation

·         PCR : Mais c’est vraiment bien ce dossier informatique partagé ?

·         EAL : Oui c’est le progrès, l’avenir, mon enfant.

·         JI : L’outil informatique est un outil formidable, mais reste un outil, le problème est de savoir comment on l’utilise au mieux pour les malades et comme je te l’ai dit, le soin dépend de la relation humaine entre soignant et soigné, et la santé des gens ne se résume pas à des données bio-médicales, elle est multifactorielle et bien plus complexe. 

 

Quelle alternative : 

·         PCR : Mais alors je ne comprends plus, mon médecin semble passer beaucoup de temps maintenant à synthétiser mon dossier médical sur son ordinateur et il dit pourtant qu’il est contre le DMP ? 

·         EAL : Les médecins n’auront pas à y passer beaucoup de temps, il leur suffira d’empiler les données, d’ailleurs le ministre de la Santé a dit qu’il était contre le médecin référent coordinateur car il recevait un paiement forfaitaire. 

·         JI : Oui tout à fait. Tout à fait, il faut que les soignants apprennent à communiquer entre eux. Ensuite on peut envisager pour limiter tous les dangers potentiels et inconvénients du dossier, que chaque soignant ait un dossier propre par patient et qu’avec l’accord de celui-ci, il communique, via le serveur, à un ou plusieurs soignants des informations médicales circonstanciées le concernant. 

 

Cet article est une adaptation d’une mise en scène écrite par l’Université d'été d'ATTAC d'Arles (été 2004).

*Ce conte est une parodie (jusqu’à preuve du contraire). Les noms des acteurs sont utilisés dans un but humoristique, la ressemblance à des personnages existants est une pure coïncidence.

 

Le déficit de la Sécurité sociale, son fameux « trou », pose avant tout un problème économique, même s'il est souvent un argument utilisé par les politiques. Les Français sont des gros consommateurs de produits et services de santé. Les dépenses de santé calculées par la Banque Mondiale en 2014 ont représenté en France 11,5% du produit intérieur brut (PIB), moins qu’aux États-Unis (17,1%), et quasiment au même niveau qu’en Allemagne (11,3%), en Suède (11,9%) et qu’en Suisse (11,7%), alors que les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, le Japon, le Danemark, le Canada, la Belgique ou l’Autriche se situent entre 10,5 et 11%.

 

JVD


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