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Le Libéralisme et le Petit Chaperon rouge en 3 actes ! 2/3

José Icroire n’est pas loin, il va s’opposer à ce que manigancent Ernest-Marconi Leloup et Madame Léna

Publié il y a  3,167 Vues Actualisé il y a 3 mois

Avec un modèle de conte comme « Le Petit Chaperon rouge », on peut démystifier les mensonges du système libéral sur la santé, la politique, l’économie, les libertés des individus et sur bien d’autres sujets. Dans une mise en scène burlesque de notre conte, il y’a 5 personnages qui jouent différents rôles. Tout d’abord le grand méchant loup qui mange la grand-mère, mais qui ne parvient pas à piéger le petit chaperon rouge grâce à la bienveillance d’un militant intrusif.

 

Les personnages :

·         « La Francette » La mère-grand, (la société)

·         « Madame Léna » (le gouvernement)

·         « Ernest-Marconi Leloup » Le grand méchant loup,

·         « Le Petit Chaperon rouge » (le citoyen lambda)

·         « José Icroire » Le militant bienveillant

Madame LENA demande au petit chaperon rouge de porter une réforme à la Francette, une vieille dame très malade.  Ernest-Marconi Leloup, qui fréquente Madame Léna, sait que c’est le moment de se glisser au plus près de la Francette, voire de la dévorer toute crue. Pour devancer le Petit Chaperon, Ernest-Marconi Leloup parvient à le divertir avec un jeu électronique. Il se précipite alors chez la vieille dame et se fait passer pour son petit-fils. Pour arriver à leurs fins, Madame Léna et Ernest-Marconi Leloup traitent José Icroire de conspirationniste et complotiste.    

 

Acte 2 : Le Petit chaperon rouge et le plan Hôpital

La pénurie et l’argument des 35 h

·         PCR : Il paraît que les hôpitaux sont en manque d’effectifs.

·         EAL : C’est la faute aux 35 heures.

·         JI : Pour les 35 heures, le problème, c’est qu’il n’y a pas eu d’embauche suffisante, alors qu’on était, déjà, en manque d’effectif.

 

 Vocation et dégoût

·         PCR : Ah, oui ! Ce sous-effectif existait déjà ?

·         EAL : Les gens, aujourd’hui, sont individualistes, ils veulent travailler le moins possible. 

·         JI : Pas du tout. Pas étonnant qu’on ne trouve pas de monde. A force de parler de rentabilité, d’empêcher les soignants de prendre le temps de s’occuper des malades et de leurs familles, on a fini par dégoûter ceux qui avaient la vocation de s’occuper des autres, et, la moitié des diplômés ont démissionné. C’est un vrai gâchis !!!

 

Casse d’équipe

PCR : Qu’est-ce que le gouvernement propose face à ce sous-effectif ?

EAL : Mais, enfin ! C’est un faux problème. Il suffit de mobiliser les ressources existantes et de mettre en commun les ressources et les moyens.

JI : C’est tout, sauf de la mise en commun. On déshabille Pierre, déjà, mal habillé, pour habiller Paul encore plus mal habillé que Pierre. C’est du partage de la misère. Ça casse les équipes. Les patients et les familles ont toujours des nouvelles têtes en face d’eux !!

 

Flexibilité contre qualité des soins

·         PCR : C’est mieux pour qui tout ça ?

·         EAL : La mise en commun des ressources et des équipements permet une meilleure efficience et une optimisation des finances mobilisées, donc, un dégagement de crédits pour le bien des malades.

·         JI : Une efficience des ressources financières (et c’est encore à prouver), MAIS pour quelle qualité de soins ? La flexibilité et la mobilité des équipes entraînent une absence de continuité dans la prise en charge des gens. L’information se perd. Les soignantes ne connaissent pas les lieux, pas le matériel et quelques fois pas du tout les maladies qu‘elles auront à prendre en charge !!!

 

Flexibilité et mobilité

·         PCR : Peut-être que changer de services, d’aller voir ailleurs, ça peut être intéressant et enrichissant pour tout le monde ?

·         EAL : Tout à fait ! La mobilité des personnels casse les routines et les scléroses des habitudes de ces fonctionnaires installés !

·         JI : Pas du tout ! La mobilité, imposée, se fait le plus souvent au pied levé, sans formation d’accompagnement pour permettre de comprendre les nouvelles tâches à faire. En plus, on fait travailler les gens le jour, la nuit, ici, ailleurs... Résultats, c’est la catastrophe pour les vies de famille. Les rythmes de sommeil et de récupération sont complètement perturbés. C’est une véritable maltraitance des soignants. Quand les soignants sont fatigués, maltraités par leurs conditions de travail, cela ne les aide pas à bien traiter les malades...

 

Nouveau Plan Hôpital

·         PCR : Y a une nouvelle réforme en cours, le plan Hôpital 2007. Par quelles mesures concrètes elle va améliorer la qualité ?

·         EAL : Les nouvelles mesures du plan Hôpital 2007sont une étape supplémentaire dans la démarche de qualité et d’accréditation, déjà engagée.

·         JI : Les soi-disant démarches qualité et d’accréditation sont des masques hypocrites. Au contraire, le temps passé par les soignants à remplir des grilles d’évaluation de critères de certification, à rédiger des protocoles de démarches qualité, n’est pas mis à la disposition des malades. On ne réfléchit plus ensemble dans l’équipe sur le cas de chaque malade et on de discute plus avec le malade...

 

Cotation qui ne prend pas en compte l’essentiel

·         PCR : Et ce nouveau plan, qu’est-ce que ça rajoute ?

·         EAL : On a inventé la Tarification A l’Activité, ou T2A, qui est un excellent outil de transparence où les soignants répertorient, au fur et à mesure, tous les actes techniques accomplis.

·         JI : La T2A, c’est dramatique. Ça mange un temps considérable. Ça ne répertorie que les actes purement techniques. Le temps passé dans la surveillance médicale, sans parler du temps passé à informer et rassurer n’est absolument pas pris en considération. Chez un patient en fin de vie, on ne tiendra compte que de la perfusion posée et pas du temps passé à faire manger, à faire la toilette, à parler, à réconforter et à répondre aux angoisses de cette personne en fin de vie...

 

Marions-les ! les GIE, public-privé

·         PCR : On m’a dit que le plan Hôpital 2007 allait faire travailler en équipe le Privé et le Public ?

·         EAL : C’est une nécessité. On a organisé une véritable complémentarité. Ça s’appelle le GIE, le Groupe d’Intérêt Economique.

·         JI : En fait, le GIE est une vampirisation du Public en faveur du Privé. Le Privé s’accapare les secteurs de soins avec beaucoup de gestes techniques et de courte durée (la cardiologie, la radiologie...), en laissant les soins lourds et de longue durée (donc, peu rentables) au Public. Et même, les médecins libéraux ont le droit d’utiliser les locaux, le personnel, le matériel de l’hôpital public, comme s’ils étaient dans leur propre cabinet (arguments à revoir et vérifier...). Tout bénéfice pour eux.

 

Le mariage

·         PCR : Mais, c’est la seule méthode pour que les médecins de ville travaillent avec l’hôpital ?

·         EAL : C’est déjà bien qu’il puisse être accueilli à l’hôpital pour faire leur travail...

·         JI : Si on veut parler de l’ouverture de l’hôpital vers la ville, ce serait en suscitant un vrai travail en réseau avec, non seulement, les médecins de ville, mais aussi, des non-médecins (kiné, assistantes sociales, psychologue, associations de malades, associations de citoyens, CHSCT d’entreprises locales...).

 

Demain Acte 3 

Cet article est une adaptation d’une mise en scène écrite par l’Université d'été d'ATTAC d'Arles (été 2004).

*Ce conte est une parodie (jusqu’à preuve du contraire). Les noms des acteurs sont utilisés dans un but humoristique, la ressemblance à des personnages existants est une pure coïncidence.

JVD


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