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Médias et mythe de la démocratie occidentale

Il nous appartient de veiller tous ensemble à ce que notre société reste une société dont nous soyons fiers : … pas cette société où les médias sont entre les mains des nantis, toutes choses que nous aurions refusé de cautionner, si nous avions été les véritables héritiers du Conseil National de la Résistance. (Stéphane Hessel)

Publié il y a  2,692 Vues Actualisé il y a 3 mois

Pourquoi 10 milliardaires contrôlent-ils nos médias, notre information ? Pourquoi avoir de l'influence sur le journalisme et les journalistes ? Pourquoi de grands industriels milliardaires investissent-ils, souvent à perte, dans le secteur des médias ? Pour de l’influence pardi !

Posséder des quotidiens, des chaînes d’info, des radios ou des magazines permet de ménager des partenaires bien mieux que la corruption ou le lobbying. Censurer un documentaire à charge contre le pouvoir, influencer le tiercé politique en commandant sondages sur sondages, voilà ce que permet la prise en main des médias. Découvrez, dans la vidéo qui suit, les rouages de ce jeu d’influence qui anime la grande famille des milliardaires au mépris de notre démocratie.

 

 

Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Mais la presse écrite et audiovisuelle est dominée par un journalisme de révérence, par des groupes industriels et financiers, par une pensée de marché, par des réseaux de connivence. Alors, dans un périmètre idéologique minuscule, se multiplient les informations oubliées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices, les services réciproques. Un petit groupe de journalistes omniprésents - et dont le pouvoir est conforté par la loi du silence - impose sa définition de l'information-marchandise à une profession de plus en plus fragilisée par la crainte du chômage. Ces appariteurs de l'ordre sont les nouveaux chiens de garde de notre système économique.

En 1932, pour dénoncer le philosophe qui entendait dissimuler sa participation à l' « actualité impure de son temps » sous un amas de grands concepts, Paul Nizan écrivit un petit essai, Les Chiens de garde. De nos jours, les simulateurs disposent d'une maquilleuse et d'un micro plus souvent que d'une chaire. Metteurs en scène des réalités sociales et politiques, intérieures et extérieures, ils les déforment tour à tour. Ils servent les intérêts des maîtres du monde. Ils sont les nouveaux chiens de garde.

Or ils se proclament « contre-pouvoir » ... Et ils se veulent à la fois vigoureux, irrespectueux, porte-parole des obscurs et des sans-voix, forum de la démocratie vivante. Les Américains ont ramassé ce sacerdoce en une formule : « réconforter ceux qui vivent dans l'affliction et affliger ceux qui vivent dans le confort ». Le « contre-pouvoir » s'est assoupi avant de se retourner contre ceux qu'il devait servir. Pour servir ceux qu'il devait surveiller. La chose devient assez connue, la loi du silence révolue. Mais rien ne change. Est-ce alors la profondeur de la déchirure sociale qui rend insupportable le bourdonnement satisfait de nos grands éditorialistes ? Est-ce plutôt l'impudence de leur société de connivence qui, dans un périmètre idéologique minuscule, multiplie les affrontements factices, les notoriétés indues, les services réciproques, les omniprésences à l'antenne ? Est-ce enfin l'assaut répété - et chaque fois victorieux - des industriels contre les dernières citadelles de la liberté de la presse ? Une partie de l'opinion se rebelle en tout cas contre le spectacle d'un « soleil qui ne se couche jamais sur l'empire de la passivité moderne [...] le mauvais rêve de la société enchaînée, qui n'exprime finalement que son désir de dormir ». (Les nouveaux chiens de garde / Serge Halimi)

Les médias de masse soutiennent l’idéologie du capitalisme corporatiste. Le mythe de la démocratie occidentale y est acclamé et promu, alors même que nous sommes dépouillés de nos libertés civiles et que l’argent remplace nos votes. Ces médias sélectionnent spécialistes et experts, presque toujours originaires des centres de pouvoir, pour interpréter la réalité et expliquer les politiques menées. Ils se reposent généralement sur les conférences de presses menées par les grandes corporations. Ils comblent les vides avec des ragots, des comparaisons de modes de vies, des résumés sportifs et tout l’accessoire possible. Le principal rôle des médias de masse est de distraire et d’ânonner la propagande officielle. Les milliardaires, qui possèdent la presse, engagent des journalistes prêts à se comporter en courtisans des élites, en retour elles les traitent comme des célébrités. Ces courtisans journalistes, qui en arrivent à gagner des millions d’euros, peuvent pénétrer les cercles intérieurs du pouvoir. Ils jouent un rôle essentiel dans la dissémination de la propagande officielle. Pour diffuser la propagande officielle, la presse doit maintenir l’illusion de sa propre indépendance et de son intégrité.

Le divorce entre la vérité d’un côté, le discours et l’action de l’autre, l’instrumentalisation de la communication, n’ont pas seulement augmenté l’efficacité de la propagande, mais ont endommagé la notion de vérité elle-même, et par là-même ont détruit notre sens du rapport au monde. (Extrait : Chris Hedges)

JVD


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