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Vaccination : témoignages de militaires antivax (Partie 2)

En donnant la parole à ces personnes, nous souhaitions donner une tribune "hors cadre" à des gens que l’on entend pas souvent s’exprimer et dont, pourtant, la parole est particulièrement importante pour les Français. Les Français aiment leur armée. Ou au moins, ils la respectent et lui donnent du crédit. Le fait que notre gouvernement et nos médias fassent un blackout complet sur le mouvement de défiance qui agite l’armée est problématique. Les Français ont le droit et ont le besoin de savoir quel est le sentiment au sein de leur armée. Aujourd’hui, nous leur permettons d’y avoir accès.

Publié il y a  12,884 Vues Actualisé il y a 1 an

Interview avec les militaires 'anti-vax': "Je suis un soldat et mon pays ne veut plus de moi car je refuse le vaccin" (PARTIE 2)

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Général Guillaume : Général de Division

→ Mon Général, pouvez-vous vous présenter ?

Je suis le Général Guillaume. J’ai intégré Saint-Cyr dans les années 1980 puis j’ai fait l’intégralité de ma carrière dans l’infanterie (Troupes de Montagne, Troupes de Marine) puis en état-major. Je suis aujourd’hui Général de Division.

→ Mon Général, êtes-vous vacciné ? Pourquoi ? Quels effets cela a-t-il sur votre carrière ?

Je suis vacciné, j’ai pris la décision personnelle de me faire vacciner en conscience car je fais partie de la population considérée comme "à risque". Je souffre d’une maladie que je traîne de façon chronique depuis Daguet [la Première Guerre du Golf], une maladie qui m'a abîmé les poumons. Rien de grave dans la vie quotidienne, mais en cas de complication dû au COVID, mes chances de survie ne sont pas garanties. Pour moi, cela faisait donc sens de me vacciner, je l’aurais fait de toute façon.

Pour autant, j’ai encouragé mon épouse et mes enfants et petits enfants à ne pas le faire. Le vaccin s’adresse surtout à des gens comme moi. En fait, il s’adresse même exclusivement à des gens comme moi. Mon petit fils de 13 ans n’a absolument aucune raison de se faire injecter. C’est un non sens. Je suis partisan d’une approche responsable de la vaccination, basée sur la responsabilité individuelle : les gens qui veulent se vacciner, car ils sont à risque (réellement à risque), doivent pouvoir le faire. Mais c’est tout.

Je trouve qu’il est absolument scandaleux que l’on force de façon directe ou indirecte des citoyens français à se faire vacciner contre une maladie somme toute bénigne, en tout cas qui ne les menace pas. Mon petit fils, dont je viens de parler, fait du rugby et du VTT en club. Il a un très bon niveau en rugby, mais aujourd’hui il ne peut plus aller aux entraînement car il n’est pas vacciné. C’est absolument stupide. Et c’est même criminel.

On observe la même chose dans l’armée ainsi que dans la gendarmerie : des militaires d’une grande valeur sont poussés vers la sortie en raison de leur statut vaccinal. L’armée manque de moyens, mais pourtant on refuse à certains jeunes la possibilité de s’engager, uniquement car ils ne sont pas vaccinés… De même, l’armée manque de cadres de contact, de sous-officiers, et pourtant l’institution se met à faire la chasse à ces sous-officiers qui refusent de se faire vacciner. Ou pire, à ces sous-officiers qui refusent de jouer la police sanitaire dans leur groupe ou leur section.

Lors d’une visite dans un régiment, j’ai un lieutenant qui m’a interpellé de façon assez directe et assez inhabituelle quand nous étions entre nous. Nous parlions de plusieurs sujets et nous en étions arrivés à parler du sujet de la vaccination et j’ai laissé entendre de façon subtile que je pensais beaucoup de mal de la politique du gouvernement et du CEMA, totalement déconnectée de la réalité du terrain. Le jeune lieutenant n’a pas manqué de me demander, plein de candeur : "Mais Mon Général, vous êtes général, pourquoi vous ne faites pas quelque chose, pourquoi vous ne vous opposez pas à ces décisions ?"

C’est une question légitime. Mais tellement naïve. En tant que général de division, j’ai une meilleure paye que ce lieutenant. J’ai aussi plus d’avantages. Plus d’ancienneté. Plus de responsabilités et plus d’autorité aussi. Mais ça ne veut pas dire que j’ai plus de pouvoir que lui. La structure de l’armée est faite de telle façon que, plus vous montez dans les échelons, plus vous avez de l’autorité. Mais vous n’avez jamais vraiment plus de pouvoir. Vous remarquez vite, à chaque nouvel échelon, qu’en fait le pouvoir décisionnaire véritable vous échappe toujours.

En tant que militaires on sait bien que le pouvoir est pyramidal, hiérarchique, vertical. On sait bien qu’on aura toujours moins de pouvoir que la personne du dessus. Mais on croit quand même très naïvement que l’on aura, à chaque échelon, un peu plus de pouvoir qu’à l’échelon précédent. On croit que le "pouvoir" est une sorte d’entreprise, où certains sont actionnaires majoritaires avec 51 % des parts, où d’autres ont seulement 30 % et d’autres 5 %, 2 %, 1 %. On espère qu’à chaque nouvel échelon que l’on grimpe, on gagnera quelques parts de pouvoir supplémentaires.

C’est totalement faux en réalité. Cette vision est totalement fausse. J’ai aussi peu de pouvoir aujourd’hui après quatre décennies de carrière, qu’hier quand j’étais un khornichon de 16 ans. Le pouvoir n’est pas pyramidal. Le pouvoir est un point de concentration unique. Et il n’est pas dans la main des militaires. Nos dirigeants ont le pouvoir sans la responsabilité. Nous, militaires, avons la responsabilité sans le pouvoir. La vie est bien faite...

Je ne sais pas si vous comprenez exactement ce que j’essaye d’expliquer...

En réalité je suis en train de vous expliquer que je suis tout aussi impuissant qu’un boulanger ou qu’un caporal face à la situation actuelle. Je vous témoigne de ma propre impuissance. C’est mon cas, et c’est le cas de la totalité des mes collègues, quelque soit le nombre d’étoiles. Je crois que même le CEMA et le CEMAT savent très bien que leur marge de manœuvre est totalement limitée.

Face au traitement qui est reservé à nos subordonnés, nous n’avons aucun pouvoir. J’ai personnellement essayé de faire entendre une voix discordante, comme certains collègues, cela a été inutile. J’ai essayé de faire remonter les plaintes que je recevais de certains chef de corps, cela a été inutile. J’ai écrit plusieurs lettres, transmettant des témoignages déconcertants que je recevais de plusieurs officiers. Je n’ai jamais reçu rien d’autre que du silence.

Et pourtant, les éléments que je portais à la connaissance de mes supérieurs étaient très préoccupants. Des centaines et des centaines de cas de militaires qui se retrouvent totalement inaptes après avoir été vaccinés.

Je citais notamment le cas dans une lettre d’un jeune EVAT dans un régiment des troupes de montagne : il s’est engagé à 19 ans, il a fait sa formation initiale et sa formation de spécialité, il sort dans les trois premiers de sa cohorte. Il avait un profil très sportif, bien câblé, le genre qui une tête bien remplie et des bras bien faits, typiquement le genre de jeune que son CDU aurait pu orienter vers les GCM ou l’EMIA [Commando-Montagne ou Ecole d'Officiers].

Sa section a été vaccinée par le SSA : après sa seconde dose, il s’est retrouvé immobilisé pendant plusieurs semaines. Il a développé des symptômes d’embolie pulmonaire, avec des difficultés respiratoires assez graves, qui l’empêchent même de parler sans être essoufflé. Vous savez ce qui lui est arrivé ? Le jeune s’est fait virer, l’armée a artificiellement prolongé sa période probatoire pour pouvoir briser son contrat, au motif qu’il "présentait des contre-indications médicales au métier militaire". Et c’est tout. Voilà. Ce pauvre jeune qui aurait fait un très bon soldat se retrouve dans le civil, avec des poumons détruits irrémédiablement.

J’ai écrit à un ami à la DRHAT pour ce cas précis, sur lequel j’étais bien informé. Vous savez ce qui s’est passé ? Ce n’est pas mon ami qui m’a répondu. J’ai reçu une lettre d’un supérieur, qui m’a expliqué que "je sortais totalement de mon rôle" en m’intéressant à ce "sujet secondaire". Je lui ai répondu que mon rôle d’officier c’est aussi d’être capable de sortir des sentiers battus et d’alerter mes chefs quand je vois que des décisions politiques sont en train de détruire l’armée que je sers.

Car c’est ce qui est en train de se produire. Des cas comme celui que je viens d’évoquer, il y en a des milliers. Je n’exagère pas. Des milliers de jeunes et de moins jeunes avec des symptômes plus ou moins graves. Cette campagne de vaccination précipitée cause plus d’attrition et de pertes à l’armée que nos 20 dernière années d’OPEX... Vous vous rendez compte de l'imbécillité de la chose ?

Mais le pire ce n’est pas ça. Le pire c’est que les hommes s’en rendent compte. Tout le monde dans l’armée connaît au moins un collègue, un proche, un chef ou un subordonné, qui se retrouve mal en point après le vaccin. Les rumeurs circulent, les gens parlent et débattent de tout ça. Le climat est d’autant plus grave qu’on atteint une forme de paranoïa, légitime, où n’importe quel arrêt maladie ou n’importe quel décès dans l’armée est lié au vaccin. Je ne dis pas que c’est le cas, l’armée compte près de 200.000 personnels, statistiquement il y a forcément des malades et des morts. Mais nos hommes sont tellement habitués à voir leurs camarades souffrir d’effets secondaires, qu’ils se mettent à cibler le vaccin pour chaque petit problème.

Le problème de tout cela, c’est que les conséquences sont extrêmement délétères. La méfiance et la défiance montent dans certaines unités. L’armée ne communique pas. Le SSA ne communique pas. La seule chose que les hommes voient c’est qu’ils doivent se faire vacciner, sinon ils seront traînés dans la boue et virés. Et s’ils se vaccinent, ils voient que certains de leurs amis souffrent de complications. Je suis désolé de dire ça, mais même le dernier des mercenaires n’accepterait jamais d’être traité avec si peu de déférence.

Il ne faut pas s’étonner, après, que des dizaines de milliers de militaires décident de sortir de cette boucle infernale en se faisant faire des faux, ou en ne renouvelant pas leurs contrats. Vous pouvez demander énormément de choses à un soldat tant que vous le faites avec autorité, gravité et respect. Mais il y a certaines limites. Cette façon de traiter nos militaires, en variable d’ajustement et en cobaye, est absolument outrageante.

Je crois que les hommes accepteraient bien tout cela, si c’était effectivement la seule façon de se prémunir d’un péril immense. Et si on le leur demandait droit dans les yeux. Le risque fait partie du métier de militaire.

Mais les risques qu’ils prennent aujourd’hui, ils les prennent pour des raisons purement politiques. J’ose affirmer que, au bout du compte, un caporal-chef de 25 ans ne va pas mourir ou tuer qui que ce soit s’il refuse de se vacciner. J’ose l’affirmer, et je défie M. Véran d’aller défendre l’argument contraire et d’aller expliquer à une section de capo-chefs que, s'ils ne sont pas vaccinés, ce sont des irresponsables qui risquent la mort et qui risquent de tuer leurs proches.

Je sais que certains de mes collègues ne seront pas d’accord avec ce que je vais dire, mais je vais le dire : cette épidémie de COVID est avant tout une épidémie médiatique. Dans le sens, où elle est purement fabriquée par une sorte d’hystérie médiatique. Habituellement, des réseaux politico-médiatiques s’agitent pour influencer sur le bulletin que l’on choisit de mettre dans l’urne : les gens ne voteront pas pour le candidat qui les a convaincu, ils votent pour le candidat que les médias ont promu. C’est le fondement de notre démocratie.

Aujourd’hui, ces mêmes réseaux politico-médiatiques sont recyclés pour encourager les gens à la vaccination. Les gens ne se vaccinent pas parce que le vaccin les a convaincus, mais parce que les réseaux politico-médiatiques les convainquent de se faire vacciner. C’est tout. Le cœur nucléaire de la pandémie de COVID ce n’est pas le virus, ou le vaccin. Le cœur nucléaire de la pandémie de COVID ce sont les médias et ceux qui dirigent les médias, essentiellement ceux qui dirigent les médias dans un certain sens.

Vous doutez de ce que je dis ? Posez-vous une question toute simple : si vous n’aviez pas accès aux médias et si il n’y avait aucune mesure sanitaire, est-ce que vous seriez capable de dire que le pays fait face à une épidémie ?

Je veux dire, est-ce que en vous promenant, en parlant avec vos proches, vous seriez capables de dire qu’il y a une épidémie ? Moi non. Absolument pas. Car l’épidémie n’existe pas, ou alors de façon extrêmement marginale. Pendant la Peste Noire, mon village en Franche-Comté est passé d’environ 1700 habitants à moins de 25 habitants. Il restait 6 familles. Je peux vous assurer que ces 6 familles n'avaient pas besoin de France Inter pour se rendre compte qu’elles faisaient face à une épidémie. Vous si. Sans médias et sans mesures gouvernementales, notre vie serait exactement la même qu’il y a 2 ans. Tout au plus certains se plaindraient du fait que la grippe, cette année, a été particulièrement agressive. Et c’est tout.

C’est pour moi la preuve que cette pandémie est, avant toute chose, une création ou une exagération médiatico-politique. Dans les TTA de l’armée française ou dans la documentation de l’OTAN, tout cela est regroupé dans un champs d’étude très précis, celui des CIMIC, les actions civilo-militaires. En langage plus compréhensible, on appelle cela les PSYOPS, la guerre psychologique. L’idée est simple : comment, par des moyens non-militaires, une armée va gagner les cœurs et les esprits de la population et entraîner son adhésion à une cause ou une idée.

Dans la BSS [Sahel], nous avons plusieurs programmes de ce types : distributions de matériel et de cadeaux à la population civile, campagnes sur les réseaux sociaux visant à changer la perception des civils locaux envers l’Armée Française, etc. Non seulement ces techniques sont utilisées, mais elles marchent très bien, très très bien même. C’est la raison pour laquelle nous avons des TTA [manuels] complets sur le sujet en France depuis les années 1970, et que les américains et les britanniques ont des unités spécialisées dans ce domaine. Avec assez de moyens, sur le long terme, les PSYOPS permettent d’obtenir des résultats exceptionnels sans avoir à déployer un seul GTIA sur le terrain.

Pour moi, la pandémie de COVID entre exactement dans le champs des CIMIC ou PSYOPS. Pour moi, nous sommes de fait dans une forme de guerre psychologique qui est menée contre la population civile française de façon à lui faire croire :

- qu’elle fait face à une menace grave et existentielle (le virus)

- que le seul moyen d’y faire face et de sacrifier certaines libertés au gouvernement

Je ne dis pas qu’il y a un grand plan coordonné visant à mener une guerre psychologique à la population civile française. J’ai beaucoup de mal à imaginer cela. Mais je dis que c’est de facto ce qui se produit, les français sont attaqués par des moyens de guerre psychologique, les premiers étant les médias et leur pornographie de la peur.

Est-ce un traitement médiatique conscient ? Ou bien totalement inconscient et seulement guidé par l'appât du clic et du gain ? Je n’en sais rien, je ne suis pas journaliste.

Mais ce qui est certain c’est que la population française est attaquée. Très clairement. Dans les faits, peu importe qui est le responsable et qui vise quoi, à quelles fins, j’observe simplement que notre population est attaquée, ses représentations mentales sont parasitées et attaquées. Et les effets de ces attaques, on les voit depuis deux ans : une démission totale de tout sens moral et critique, un abandon et une acceptation des politiques du gouvernement.

C’est ce qui me pousse à dire que notre gouvernement est complice et coupable. Un gouvernement doit avoir assez de hauteur de vue pour voir quand sa population est menacée et attaquée, y compris quand cette attaque est purement informationnelle. Et ayant remarqué cette menace, le gouvernement doit agir pour protéger sa population. S’il ne réagit pas, il est soit incompétent, soit complice.

Notre gouvernement ne réagit pas, mais en plus il prend part lui même à l’attaque en contribuant à répandre la peur. Il va même plus loin, non seulement il contribue à bombarder sa propre population, mais il sabote même sa propre armée, en bombardant mentalement sa propre armée. Dans le langage de la marine, on appelle cela un sabordage. Dans le langage courant on appelle cela un coup de poignard dans le dos. Dans le langage universel on appelle cela une trahison.

J’accuse donc les institutions politiques de mener une politique sanitaire totalement inique. Une politique sanitaire qui est en train de fracturer profondément notre armée, de détruire la confiance des hommes dans leurs chefs, de détruire notre culture du commandement, de détruire des régiments, de détruire des vocations. Et surtout, de détruire des hommes.

Et ce constat est autant valable dans l’armée que dans la population civile. Cette façon de faire, ces attaques psychologiques et cet empire du mensonge ne détruisent pas seulement la cohésion des régiments. Ils détruisent la cohésion des familles, la cohésion des couples, la cohésion des entreprises, la cohésion des groupes d’amis… Le gouvernement, par sa politique totalement irresponsable, est en train de semer les germes de la défiance, de la sédition et de la guerre... dans son propre pays.

Le militaire, c’est l’homme qui s’engage à se battre pour retrouver ensuite son pays plus grand et plus paisible. Je peux vous assurer qu’un militaire qui rentre aujourd’hui, en 2021, d’une mission au Sahel, ne peut absolument pas dire que le pays qu’il retrouve est plus paisible qu’il y a un an. Les militaires sont des hommes de paix, ils veulent la guerre aujourd’hui pour avoir la paix demain. Vous êtes en train de leur arracher cet espoir et de cliver durablement le pays. Vous êtes en train de détruire la paix pour laquelle les militaires se battent...

Cette façon de faire est de toute façon très grave. Si elle est involontaire, elle est la preuve d’une grande irresponsabilité. Si elle est volontaire, elle est la preuve d’une grande noirceur d’âme.

Les gens qui agissent de la sorte sont hideux et vils, j’ose le dire en sachant très bien que je parle de mes supérieurs : vous êtes hideux, vils et si il existe quelque part quelque chose qui s’apparente à l’Enfer, croyez bien que votre place là-bas est déjà réservée.

Je n’ai qu’un mot à dire pour finir, un mot que j’adresse indifféremment aux militaires comme aux civils : la situation est compliquée. Je suis aussi perdu que vous, tout autant que beaucoup de mes amis, collègues, supérieurs et subordonnés. Je pense que nous sentons tous le "vent du changement", comme dit la célèbre chanson de ma jeunesse. Mais je suis incapable de vous dire vers quoi nous allons. Si nous allons vers une issue heureuse, ou bien vers des heures encore plus difficiles.

La seule chose que je peux vous garantir, c’est qu’il y a de toute façon des données invariables : la famille, les valeurs du travail, de l’amitié, l’amour pour votre conjoint et vos enfants, toutes ces petites choses-là vous aideront à franchir les grandes vagues et à éviter la submersion et la subversion.

Ne succombez pas aux divisions et aux diversions. Ne vous laissez pas submerger par l’impuissance ou l’indécision. Vous êtes encore capables de faire des choix et en plus de faire les bons choix. Il vous suffit de vous poser les bonnes questions. Les bonnes décisions sont souvent difficiles à prendre. Mais elles en valent la peine. Alors prenez soin de vous. Et comme on dit chez les paras : être et durer. Soyez ce que vous êtes et ayez pour seul et unique objectif de traverser tout cela, de laisser quelque chose, d’être plus fort que les nuages sombres qui nous menacent. Vive la France !

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Alice, femme de militaire

→ Madame, pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Alice, je suis mariée et mère de quatre enfants. Mon mari est sous-officier dans l’armée de terre dans un RPIMa. Aujourd’hui, je veux témoigner en mon nom, mais aussi au nom des autres femmes de militaires. Je pense que certaines se reconnaîtront dans mes paroles et j’espère que je porterai leurs états d’âme comme il se doit.

→ Madame, êtes-vous vaccinée ? Pourquoi ? Qu’en est-il de votre mari ? Quels effets la politique de vaccination a sur votre famille et votre couple ?

Je suis enceinte de notre quatrième enfant. Au cours de ma grossesse, mon mari et moins nous sommes beaucoup documentés, pour avoir les témoignages de d’autres femmes enceintes, savoir comment elles géraient cela. Ce que j’ai vu est horrifiant. J’ai vu des centaines de femmes témoignant de fausses couches. Au début, je n’étais pas particulièrement opposée à la vaccination, j’étais plutôt indifférente même. Mais ces témoignages m’ont beaucoup fait douter et mon mari également. Si un vaccin détruit la vie d’un petit bébé dans le ventre de sa mère, c’est probablement que ce vaccin n’est pas là pour notre bien.

Mais en même temps j’ai aussi été sensible aux campagnes gouvernementales et à ce que j’entendais dans les médias :

"Si vous êtes enceinte, vous DEVEZ vous faire vacciner sinon vous êtes une mère irresponsable qui met la santé de son enfant en danger !"

Lors des échographies à l’Hôpital, j’avais le droit au discours culpabilisant du genre :

"Comment mais vous n’êtes pas vaccinée ? Vous êtes au courant qu’il y a une épidémie et que vos choix risquent de tuer votre bébé ?!"

J’exagère à peine. Cette période a été difficile pour mon mari et pour moi. Toutes ces injonctions contradictoires étaient difficiles à gérer.

A la fin j’étais tellement sous pression que j’ai décidé de céder. J’ai pris rendez-vous pour me faire vacciner. A ce moment là, la campagne de vaccination était surchargée et mon rendez-vous était dans quinze jours. Sauf que pendant ce délai, il s’est passé deux événements qui m’ont fait changer d’avis.

Un midi, mon mari m’appelle depuis le régiment et il me dit tout affolé : "Décommande ce rendez-vous pour la vaccination ! La femme de l’adjudant X s’est faite vacciner et elle vient de faire une fausse couche". Il s’agit de la femme d’un collègue de mon mari, qui était à presque 6 mois de grossesse. Je vous laisse imaginer ce qu’elle a vécu et ce qu’a vécu son mari à elle aussi…

Évidemment, ça m’a fait beaucoup douter, mais j’ai refusé de décommander mon rendez-vous, je me suis dis que j’allais attendre et voir, que je pouvais toujours décommander au dernier moment… J’ai attendu et j’ai vu. Quatre jour après, ma cousine, qui est sage-femme, m’appelle. Ça faisait plusieurs mois que je n'avais pas de ses nouvelles, elle était juste au courant que j’étais enceinte. Elle m’appelle et me laisse juste ce message sur mon portable :

"Alice, je sais que tu es enceinte, j’espère que la grossesse se passe bien. Je ne sais pas si tu es déjà vaccinée, mais si ce n’est pas le cas, je pense que c’est mieux de ne pas te vacciner du tout. Je viens de voir une autre fausse couche chez une femme que j'accompagne, qui vient de se faire vacciner... Peut être que ça n’a rien à voir, mais c’est la 3ème en dix jours… Fais comme tu veux, mais réfléchis y."

Peut-être que c’était seulement un biais de confirmation, mais j’ai pris cela comme une confirmation : j’ai décommandé mon rendez-vous et mon mari me soutenait dans cette décision. J’ai décidé que je n'allais pas me faire vacciner, ni pendant ma grossesse, ni après. Mes enfants non plus. Et mon mari ne souhaitait pas non plus se faire vacciner. Un vaccin qui cause tant de dégâts pour détruire un virus finalement presque anodin... le jeu n’en vaut pas la chandelle.

Ma mari a fait savoir à son chef de section avec qui il a de bonnes relations qu’il ne souhaitait pas se faire vacciner. Son chef de section l’a soutenu en lui disant que ce n’était pas le seul dans cette situation, mais que la vaccination allait certainement devenir obligatoire et qu’il allait devoir faire un choix. Rester et se vacciner ou partir.

Le lieutenant avait raison, puisque quelques semaines plus tard la nouvelle sur la vaccination obligatoire des militaires est tombée. Mon mari et ses collègues qui n’étaient pas vaccinés ont été sous pression de leurs cadres. Le lieutenant a essayé de protéger mon mari, il a essayé de contacter ses amis au SSA pour voir s’il pouvait trouver une dérogation pour mon mari, une exemption médicale, voire un faux. mais sans succès.

A la fin l’étau s’est resserré, mon mari a été convoqué chez le C2 [commandant en second] du régiment, qui lui a fait comprendre que s’il ne cédait pas, il serait renvoyé, sans avantages (c’est à dire sans l’aide à la reconversion qui est notamment mise en place pour les militaires qui ont fait un service long). Le but était clairement de lui mettre la corde au cou et de le faire céder. Quand mon mari a dit à ses cadres qu’il avait une femme et quatre enfants à charge, son CDU a osé lui répondre "raison de plus pour ne pas perdre votre travail maintenant". J’ai trouvé cela horriblement cynique, vraiment.

Mais mon mari a suivi une réflexion similaire. Il ne veut pas que je me vaccine, il ne veut pas que nos enfants soient vaccinés. Mais en même temps, nous avons conscience tous les deux qu’une famille de quatre enfants, ce n’est pas anodin… J’ai proposé à mon mari de trouver un travail à mi-temps et de faire des tests PCR réguliers pour pouvoir l’occuper. Je lui ai proposé de faire la même chose. Mais il a refusé. Il a dit qu’il préférait que nos enfants grandissent avec leurs parents, plutôt qu’ils grandissent entre deux nounous, en allant dans une école publique, entourés d’adultes masqués et élevés par des parents stressés de ne pas réussir à joindre les deux bouts. Nous étions dans l’impasse.

Un matin, pendant que je m’occupais des enfants, je reçois un message de mon mari. "Je l’ai fait. Il le fallait. Maintenant c’est réglé. On en parle ce soir. Je t’aime." A ce moment là je n’ai pas su quoi penser. Je n’ai pas su si je devais pleurer ou le remercier, ou l’admirer, ou le maudire, ou le bénir. Je ne sais pas alors j’ai fait tout ça à la fois.

D’une certaine façon, je lui en veux beaucoup. Mais en même temps, je l’aime tellement, je suis tellement reconnaissante et tellement admirative de ce qu’il a fait. Vraiment. Je suis plus admirative de ce geste infime qu’il a fait pour notre famille, plutôt que du fait qu’il saute plusieurs fois par mois par la porte d’un avion… Je savais que j’avais un mari extraordinaire, mais là c’est un autre niveau.

Mon mari s’est sacrifié d’une certaine façon. Il a mis sa santé en jeu et sa morale entre parenthèses pour nous protéger les enfants et moi, pour s’assurer qu’on ne manque de rien, pour s’assurer qu’on puisse traverser tout ça ensemble. Je pense que ça lui coûtait infiniment moins de partir au Sahel que de tendre son bras pour se faire piquer.

Ça peut paraître idiot vu de l’extérieur. Mais ce n’est pas seulement la question médicale, le risque du vaccin. C’est aussi le fait qu’il a l’impression, en se faisant vacciner, de vendre sa liberté, de se laisser enchaîner, de participer à quelque chose d’infamant. Il a l’impression de capituler et d’être un collabo en quelque sorte. Il a l’impression de violer sa parole et ses valeurs. Les risques qu’il prend lors d’un saut ou d’une OPEX, il le fait par choix, par pure volonté. Là, c’est tout l’inverse, il avait l’impression d’abdiquer sa liberté.

C’est un caractère fort, un basque. Il ne renonce pas facilement à ses valeurs, il ne se soumet pas facilement. Mais là, il l’a fait pour nous. Je vois plus d’héroïsme et plus d’amour dans ce petit geste anodin que dans l’ensemble de nos onze ans de vie commune.

Il s’est donc sacrifié. Notre vie est donc revenue à la normale, plus ou moins. "La vie d’avant" comme ils disent à la TV quand ils nous narguent en promettant de nous rendre ce qu'ils ont eux-mêmes arraché… Mais je ne suis pas idiote, je sais très bien que ce n’est pas exactement comme avant. Mon mari n’oubliera jamais cela. Pour lui, c’est une trahison de l’armée et de l’état. Il me l’a dit une fois :

"Tu sais, je l’ai fait, mais un jour je laverai mon honneur et je prendrai ma revanche. Je trouverai un moyen de leur faire payer ce qu’ils m’ont forcé à faire et ce qu’ils forcent les gens à faire."

Je ne sais pas ce que ça veut dire. Je n’ai pas envie de savoir. Je lui fais confiance, c’est un père de famille fort et un bon mari. Il m’a prouvé qu’il était responsable et qu’il prendrait soin de nous, je sais qu’il ne fera pas de bêtise.

Mais je sais que pour lui, ça va rester comme une marque, comme une blessure. Comme le tatouage d’un esclave. Je le connais assez pour savoir qu’il est capable de vivre avec, mais qu’il tiendra parole et qu’un jour il aura sa revanche, quelque soit la forme.

J’ai déjà vu des vidéos de mon mari avec son stick [unité] au stand de tir, et je me suis dit "Purée, je n’aimerais pas être la femme du terroriste malien qui va se retrouver face à mon mari."

Aujourd’hui, je me dis "Purée, je n’aimerais pas être la femme de ces hommes qui ont pris ces décisions et qui ont mis mon mari en colère."

Ce qui est certain, c’est que notre gouvernement a pris une très mauvaise décision en décidant d’acculer les gens face à la vaccination. Je ne suis pas une grande philosophe, mais il me semble évident que la question finalement n’a plus rien à voir avec le vaccin en tant que produit médical. Je crois que c’est plus une question d’honneur, de valeurs, de libertés. Bien sûr, il y a aussi le problème du vaccin en lui même. Mais en fin de compte, le vrai dilemme, c’est que des gens refusent de se soumettre à un impératif qu’ils jugent illégitime et donc illégal. C’est vieux comme le monde, c’est Antigone et c’est Blandine.

En agissant comme ça, le gouvernement a marché sur la queue d’un lion endormi. La France a beaucoup de défauts, les Français ont beaucoup de défauts. Mais je crois que les Français, et particulièrement les hommes français, ont aussi beaucoup de qualités. Et d’abord la première d’entre elles : un Français aime sa femme et ses enfants. Acculer un père de famille et un mari, en menaçant le centre de son monde, ce n’est jamais une bonne solution. Ce n’est pas une idée très adroite. Or des familles comme la mienne, poussées à bout, il y en a des centaines de milliers. Dans l’armée bien sûr. Mais dans toute la France aussi, dans la fonction publique, chez les petits travailleurs. Partout.

Je ne sais pas où cela va nous conduire. Je pense qu’on est encore loin d’avoir tout vu. La vaccination obligatoire des militaires et des soignants risque de toucher toute la population à mon avis. Ou peut être pas. Je ne sais pas. Mais je pense que le gouvernement est allé trop loin pour reculer. Nous sommes dans une sorte de lutte à mort maintenant. Eux contre nous. Et comme je le disais, quand je vois la force de caractère de mon mari, je n’aimerais pas être dans le camp d’en face…

Je ne sais pas quoi rajouter de plus, si ce n’est que vous devez tenir bon. Aux hommes, n’ayez pas peur d’être ce que vous êtes et de défendre ce que vous aimez et ceux que vous aimez. Aux femmes, rappelez vous que votre premier devoir c’est de défendre la vie. Si vous vous posez des questions existentielles et des dilemmes moraux, ça vous aidera peut être.

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CONCLUSION

Nous avons choisi de laisser la parole à ces hommes et ces femmes sans en retrancher un mot. Nous ne prétendons pas que ces paroles représentent un sentiment majoritaire dans la population ou dans nos armées. Mais ces paroles représentent un sentiment et un état d’esprit qui existe et qui est très loin d’être anecdotique. C’est un fait.

En donnant la parole à ces personnes, nous souhaitions donner une tribune "hors cadre" à des gens que l’on n'entend pas souvent s’exprimer et dont, pourtant, la parole est particulièrement importante pour les Français. Les Français aiment leur armée. Ou au moins, ils la respectent et lui donnent du crédit. Le fait que notre gouvernement et nos médias fassent un blackout complet sur le mouvement de défiance qui agite l’armée est problématique. Les Français ont le droit et ont le besoin de savoir quel est le sentiment au sein de leur armée. Aujourd’hui, nous leur permettons d’y avoir accès.

Quoi que l’on pense des points de vue exprimés dans ces petites interviews, ce qui ressort de tout ça est assez facile à résumer : la politique de vaccination voulue par le gouvernement français cause des divisions profondes et des dilemmes moraux importants chez les personnes, poussant certains à accomplir des actes illégaux, d’autres à remettre leur patriotisme en cause, et d’autres à se "soumettre" à l’impératif vaccinal tout en nourrissant depuis une amertume revancharde.

Il apparaît aussi de façon évidente que la question du vaccin est aujourd’hui tout sauf une question médicale.

De facto, elle est devenue pour une grande partie de la population une question purement politique. Les opposants à la vaccination obligatoire ont des raisons multiples de tenir cette position. Mais pour beaucoup, le principal socle de leur position repose sur le constat que le COVID n’est pas un danger sanitaire, mais que c’est à l'inverse un prétexte politique pour accomplir des changements sociaux.

Un prétexte politique qui s’appuie sur le vaccin comme moyen symbolique de diviser la société entre ceux qui se soumettent volontairement, ceux qui se soumettent par dépit et ceux qui refusent de se soumettre.

Cette vision peut certainement être contestée pour son simplisme excessif. Mais cette vision existe et est destinée à se répandre de plus en plus à mesure que le gouvernement français (et les autres gouvernements du monde) apportent une réponse purement politique à un problème sanitaire. Agissant de la sorte, ils nourrissent la vision exposée dans le paragraphe précédent.

Ce qui est certain, c’est que la France, à l’image de ses voisins, n’a jamais été aussi divisée, avec des clivages transversaux qui agitent les familles, les professions, les cercles d’amis. Le gouvernement a-t-il conscience que cette politique de polarisation aura des séquelles, peut-être irréversibles ? Rien n’est moins sûr.

Les dirigeants français semblent assumer la logique du rapport de force, et nous le voyons, des civils et des militaires semblent prêts à entrer dans cette logique aussi, à faire face.

Le temps de la cohésion nationale nous paraît aussi loin derrière que le temps de l’apaisement nous paraît loin devant.


Source : https://telegra.ph/


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